Visité samedi Industeel. Remarquable, tant par la qualité des présentations qu'au... - Qwice

Visité samedi Industeel. Remarquable, tant par la qualité des présentations qu'au niveau organisation. La visite se déroule tout au long d'un parcours balisé dans l'ensemble de...

Dan Lax - Qwice 2026

Visité samedi Industeel. Remarquable, tant par la qualité des présentations qu'au niveau organisation. La visite se déroule tout au long d'un parcours balisé dans l'ensemble de l'atelier, au milieu des fabrications en cours, ce qui lui donne une dimension émouvante, on voit vivre l'usine, non on la sent vivre, le bruit, les équipes qui se croisent, les lumières, la grandeur d'une cathédrale. On fêtait les 190 ans du site En 1836, Adolphe et Eugène Schneider rachètent les forges du Creusot, alors en faillite. Ils fondent Schneider & Cie, qui deviendra l’un des plus grands groupes industriels européens. Leur stratégie repose sur l’intégration complète : mines, usines, chemins de fer privés. Sous la direction des Schneider, Le Creusot devient une cité industrielle modèle, un territoire entièrement organisé autour de l’entreprise : logements, écoles, hôpital, œuvres sociales, services. Le paternalisme à la française Le site industriel du Breuil, où est implanté Industeel est créé par Schneider au début du XXᵉ siècle, pour désengorger les installations historiques du Creusot, et développer de nouvelles capacités : Dans les années 1900/1930, Schneider & Cie : est un acteur majeur de l’armement (canons, obus, blindages), construit des locomotives, ponts, turbines, machines lourdes, Après 1945 la mondialisation et le déclin de la sidérurgie frappent le groupe, les branches sont vendues, restructurées ou nationalisées Dans les années 70 Creusot Loire fabrique là les éléments constitutifs des composants lourds des centrales nucléaires En 1984 faillite de Creusot Loire. Dans les années 90 l'usine intègre Usinor . Le nom Industeel appparaît lui en 2000 Le site occupe 250 hectares, il regroupe aujourd'hui Framatome, Alstom et Industeel Le site Industeel lui-même comprend notamment l'aciérie, le laminoir et le centre de recherche L’acier est produit à partir de ferrailles recyclées : voitures, chutes industrielles, vieux appareils, profilés usagés, dans un four électrique à arc Étapes du process : -Tri et préparation des ferrailles On sépare les matériaux en différentes familles selon leur origine. Le tout sur un parc bien organisé. Une partie protégée, non visitable, contient les produits les plus précieux -Chargement du four -Fusion par arc électrique. Des électrodes en carbone créent un arc électrique très puissant : température > 1 600 °C, capable de fondre plusieurs tonnes de ferrailles. Bruit d'enfer... Les métaux se mélangent, les impuretés remontent en surface sous forme de laitier. ( le sous produit laitier est valorisés en particulier dans des blocs de béton en forme de brique légo) -Ajustement de la composition On ajoute :carbone ,chrome , nickel, manganèse, molybdène Chaque ajout transforme l'acier : inox = fer + chrome + nickel acier dur = plus de carbone acier résistant à la chaleur = chrome + molybdène -Désoxydation et élimination des impuretés On retire l'oxygène, le souffre, lephosphore, azote (N), et les métaux indésirables -Coulée de l’acier liquide : le four bascule pour verser l’acier dans une poche, qui peut contenir jusqu'à 100 tonnes d'acier Tout au long du processus des contrôles sont effectués pour vérifier la qualité de l'acier : sondes, analyse d'échantillons, spectromètres. Au final les lingots font l'objet d'un contrôle surfacique par ressuage afin de vérifier l'absence de défauts débouchants. La production de Industeel est relativement plus faible que dans une aciérie classique, car centrée sur des aciers spéciaux épais à forte valeur ajoutée. Entre 200 et 400000 tonnes/an. Les plus grosses pièces, destinées au nucléaire font jusqu'à 200 tonnes Belles journées portes ouvertes donc, beaucoup de monde. Plaisir de la découverte pour les familles qui voient pour la première fois où papa travaille...

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