Après cette pause pour la Toussaint, aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine - Qwice

Après cette pause pour la Toussaint, aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi de parler des tombes des ecclésiastiques. Je vous souhaite une bonne lecture et j'atten

RadisAtomique - Qwice 2026

Après cette pause pour la Toussaint, aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi de parler des tombes des ecclésiastiques. Je vous souhaite une bonne lecture et j'attends vos votes pour la suite ! Les tombes des ecclésiastiques : Aujourd’hui, je vais vous parler d’un des (trop) nombreux vides juridiques que comporte le monde du funéraire : les tombes des religieux, des moines, des évêques, des sœurs, etc. Ces tombes, généralement implantées dans l’allée centrale ou dans les premiers carrés, sont dans 99 % des cas des concessions perpétuelles implantées avant 1950, dont le concessionnaire est l’ordre religieux auquel appartenait le défunt. Théoriquement, l’ordre religieux en question doit assurer l’aménagement de la concession et l’entretien du monument. Mais dans la réalité, ces concessions tombent souvent dans l’oubli, et les monuments subissent les épreuves du temps sans que rien ne soit fait pour en assurer l’entretien ou la sécurité. On penserait alors qu’il est du devoir du cimetière de faire détruire ces monuments et de libérer ces espaces. Mais les choses ne sont pas si simples. Dans la loi, le cimetière a deux options pour pouvoir faire libérer ces emplacements. Je vous explique : Option 1 : le constat d’abandon, dont nous parlerons, si vous le souhaitez, dans un prochain article. La procédure est longue et complexe, et les mairies rechignent souvent à la mettre en place. Option 2 : l’abandon par le concessionnaire. Cette notion sous-entend que le concessionnaire consent également à l’exhumation des corps, selon la loi en vigueur. Sachant que le concessionnaire est l’ordre religieux, il faut savoir que : Une exhumation ne peut être autorisée que par le ou les plus proches parents du défunt. Un ordre religieux ne peut pas être considéré comme le plus proche parent du défunt. Le concessionnaire ne peut donc pas autoriser l’exhumation des corps et ne peut pas abandonner la concession. Et si l’ordre religieux en question n’existe plus ? Eh bien, on remonte dans la hiérarchie : la paroisse, l’évêché, l’Église, etc. Mais cela ne résout rien. Sources : - Article R. 2213-40 du Code général des collectivités territoriales - Direction générale des collectivités locales, juillet 2017 — Législation funéraire à l’attention des collectivités locales - Rép. min. n° 13109 : JOAN, 19 mars 2024 Illustrations : - Cimetière de Royan (17) - Collection Barrau - Cimetière de Wattrelos (59) – Ville de Wattrelos - Cimetière de La Guillotière, Lyon (69) – Ville de Lyon

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