Alors, j’ai déjà parlé de ce que je pensais du conflit israélo-palestinien,... - Qwice

Alors, j’ai déjà parlé de ce que je pensais du conflit israélo-palestinien, notamment sur l’incohérence de la création d’un État palestinien et sur les origines exactes du conflit, qui n

Yannick Morard - Qwice 2026

Alors, j’ai déjà parlé de ce que je pensais du conflit israélo-palestinien, notamment sur l’incohérence de la création d’un État palestinien et sur les origines exactes du conflit, qui n’est rien d’autre qu’un conflit religieux. Mais là, je vais surtout parler d’un terme que j’entends souvent : le mot génocide. On dit qu’Israël aurait pour objectif d’exterminer la population de Gaza et également celle de la Cisjordanie, afin que l’État devienne 100 % juif, sans aucune autre religion. Or, je constate qu’en Israël, sans parler de Gaza ni de la Cisjordanie, il y a beaucoup de musulmans. Environ 20 % de la population israélienne est musulmane, notamment dans le Nord. Même s’il existe des tensions, il y a quand même des relations entre juifs, musulmans et chrétiens. Et je remarque aussi qu’à Gaza, il y a toujours une population présente : bizarre pour un génocide. Il faut préciser une chose fondamentale : dans la bande de Gaza, il n’y avait strictement aucune présence juive, mais alors zéro absolu. Si Israël avait réellement voulu commettre un génocide, dès la première Intifada il n’y aurait déjà plus un seul musulman sur le territoire. Or, depuis cette période, il y a toujours une population musulmane. C’est donc bien la preuve qu’Israël ne cherche pas à éliminer une population. Maintenant, parlons des attentats du 7 octobre 2023. Il y a bel et bien eu des bombardements massifs, car il faut savoir que le Hamas est quasiment partout dans la bande de Gaza. L’armée israélienne a ouvertement prévenu la population civile de quitter les lieux pour ne pas être prise sous le feu des bombes, et cela est documenté. Mais le problème, c’est que la quasi-totalité des habitants de Gaza vivent sous la dictature du Hamas. Penser différemment ou refuser d’être un bouclier humain entraîne persécutions, accusations de collaboration et parfois même la mort. Beaucoup d’habitants de Gaza ont dénoncé cette terreur. Revenons au terme de génocide. Admettons un instant qu’Israël soit dirigé par un chef d’État chinois, ou qu’il soit un oblast russe, ou encore poussons l’exemple plus loin : que ce soit le Troisième Reich dirigé par Adolf Hitler. Imaginez une seule seconde que le Hamas s’attaque à eux comme le 7 octobre 2023… En même pas trois semaines, ils auraient littéralement exterminé quasiment toute la population de Gaza en balançant des tapis de bombes sans retenue. Il n’y aurait plus un seul bâtiment debout. Ensuite, ils auraient exterminé tous les musulmans sur le territoire israélien, ou alors les auraient déportés pour ensuite les éliminer. Puis, avec les tanks, ils seraient venus achever les survivants comme des Waffen SS. Et tout cela en quelques semaines seulement, en mobilisant des milices et en donnant carte blanche : “la chasse est ouverte, tirez sur tout ce qui bouge”. Quand on voit la densité de population de Gaza et la puissance des bombes modernes, ça aurait été très rapide, vraiment très rapide. Or, ce n’est pas ce qui se passe actuellement. Certes, je ne partage pas du tout l’idée de la famine imposée, mais il faut réfléchir avant d’utiliser le mot génocide. En revanche, si on lit le programme du Hamas, on y trouve noir sur blanc des objectifs qui, eux, relèvent d’un véritable projet génocidaire. La Charte du Hamas (1988) ne reconnaît pas l’existence d’Israël et appelle explicitement à sa destruction totale. Elle présente la lutte non comme un conflit territorial mais comme une guerre religieuse mondiale. L’article 7 est particulièrement clair : > “Le Jour du Jugement n’arrivera pas tant que les musulmans n’auront pas combattu les Juifs et que les musulmans ne les auront pas tués, jusqu’à ce que les Juifs se cachent derrière des pierres et des arbres. Et ces pierres et arbres diront : Ô musulman, serviteur d’Allah, il y a un Juif derrière moi, viens et tue-le.” L’article 13 rejette toute forme de négociation ou de paix : > “Il n’y a pas de solution à la question palestinienne si ce n’est par le jihad. Les initiatives, propositions et conférences internationales sont une perte de temps.” Et l’article 28 décrit Israël comme une “invasion sioniste mondiale” qu’il faut éradiquer. En résumé, la Charte : appelle à la disparition d’Israël ; justifie l’extermination des Juifs sur une base religieuse ; rejette toute solution pacifique ; et encourage une guerre totale contre les Juifs partout. Même si, en 2017, le Hamas a publié un document de principes plus nuancé, il n’a jamais abrogé sa Charte fondatrice de 1988. À l’inverse, regardons la Déclaration d’indépendance israélienne (1948), qui tient lieu de charte fondatrice de l’État d’Israël. On y lit noir sur blanc : “L’État d’Israël assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, d’éducation et de culture ; il protégera les lieux saints de toutes les religions.” Ce texte invite explicitement les Arabes vivant en Israël à participer à la construction du pays : “Nous tendons la main de la paix et de bon voisinage à tous les États voisins et à leurs peuples, et nous les appelons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien de tous.” Autrement dit : Israël affirme reconnaître et protéger les minorités religieuses (musulmans, chrétiens, druzes, etc.) ; Israël garantit les libertés fondamentales ; Israël proclame vouloir la coexistence et la coopération régionales. Voilà le contraste : une charte (Hamas) qui appelle à l’extermination, et une autre (Israël) qui appelle à la coexistence et à la protection des droits fondamentaux.

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