bon allez il est pas minuit mais vu mon retard je me permet de poster cette histoire ici et maintenant pour ceux qui ont attendu et ceux qui s'impatientait dite moi vos retours Le roi de cœurAsile Psychiatrique Warren, 00h00L'orage battait son plein lors de cette soirée.Il s'agissait de la première nuit de travail de Julien, le nouveau gardien de nuit. Son collègue lui présente donc les chambres des différents patients, dont un en particulier."Celui-ci, personne ne connaît son nom," dit-il. "Sur son dossier, il y avait écrit 'roi de cœur'. Je ne sais pas pourquoi il est présent ici depuis bien plus longtemps que moi."Le gardien sort le dossier du patient, celui-ci indique appuyé par les paroles du gardien :"Ça fait quatre-vingt-sept ans qu'il est dans un état catatonique," dit le gardien.Julien répond avec surprise : "Quatre-vingt-sept ans ! Mais comment est-ce possible ?""C'est tout le problème," dit le gardien. "On a essayé de l'euthanasier, mais cela ne fonctionne pas. On a également tenté de le laisser mourir, mais pareil, son corps semble ne pas vouloir mourir, bien qu'il ne réagisse à aucun stimulus. Son cœur ne s'est jamais arrêté de battre."Les deux hommes entrent dans la chambre pour voir le patient. Julien fut frappé par ce qu'il venait de voir. Un homme d'environ un mètre quatre-vingt-quinze, complètement squelettique, la peau pâle, les quelques cheveux restant sur sa tête sont blancs, tout comme ses yeux vitreux, vides, et des escarres creusées sur tout son corps. La seule chose indiquant que celui-ci est en vie est l'électrocardiogramme indiquant des battements de cœur extrêmement légers et irréguliers, ainsi que différentes perfusions.Une petite radio donnant les informations est posée à côté de ce patient squelettique."Pourquoi cette radio ?" demanda Julien."Bonne question," rétorqua le gardien. "C'est la seule chose qui semble stabiliser son état. Son rythme cardiaque double sans cette radio. Il l'écoute vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, et ce depuis quatre-vingt-sept ans."Julien ne peut s'empêcher de se poser la question : "Pourquoi est-il ici ?"Le garde le regarde et lui répond : "Cela va faire plus de quatre-vingt-dix ans, je n'ai aucune idée de ce qui l'a rendu comme ça. En revanche, je sais qu'il avait environ la trentaine quand il a été interné. Si on connaissait son âge exact, il pourrait être l'homme le plus vieux du monde."La radio passe un flash spécial et annonce le massacre d'une famille. Le suspect principal serait un homme qui, il y a vingt ans, avait commis une tuerie de masse dans un commissariat. Dix policiers auraient été tués. Le nom de ce criminel est Alexios.Ce nom fait réagir l'homme dans le lit. "Alexios…" dit-il.Julien se tourne vers le malade. "Monsieur, regardez.""Alexios… Alexios…" Le poing du malade se serre, et soudainement, le malade se lève d'une manière si rapide et adroite qu'il semblait ne souffrir de rien. "AAAaaah ça fait tellement de temps," dit-il en un long soupir.Le malade s'avance vers le gardien et touche le front de l'homme stupéfait de son doigt squelettique. Une sorte de matière noire recouvre entièrement le corps de celui-ci et le dissout, ne laissant que son squelette.Julien est terrifié. Dans sa panique, il se jette sur l'arme de son défunt collègue et pointe le revolver vers l'apparent mort-vivant. Il prend une inspiration et tire, un coup de feu, puis deux et ainsi de suite, jusqu'à avoir vidé le chargeur.Les impacts de balles sur le corps du grand homme se referment en expulsant les balles, à ce moment-là, ses blessures guérissent, son apparence change. Ses bras, aussi fins que des allumettes il y a quelques secondes, deviennent aussi massifs que des tuyaux de chantier. Ses jambes, frêles et tremblantes il y a quelques secondes, deviennent de véritables troncs d’arbres. Son torse, ses épaules couverts d’escarres et de blessures en tout genre, deviennent aussi musclés qu'un bœuf, et son visage, fripé, abîmé, pâle, recouvre sa jeunesse. Son cuir chevelu se recouvre de longs cheveux lisses et d'un blanc profond. Ses iris deviennent rouges.Le grand homme se tient debout et d'un grand rire fait face au jeune gardien terrifié...