L'envers du décor Journée shopping aujourd'hui avec mon épouse. Curieux, étonnant souvent , bien mieux qu'une journée à la pêche. J'avais fait remarquer à mon épouse il y a quelque temps dans la banlieue d'Agen le petit vieux qu'on sortait le matin sur son fauteuil de jardin pour qu'il regarde les voitures passer, ben moi quand j'en serai là je veux qu'on me pose le matin au rez de chaussée des Galeries Lafayettes... Beaucoup de monde. Essentiellement des touristes. Beaucoup de chinoises et de japonaises, qui se déplacent en bande, de musulmanes avec foulard, toujours accompagnées du mari ou de la mère. Des mecs seuls, bizarres. Certains viennent là pour se parfumer, il y a des stands pour ça. J'ai même vu un barjot qui avait squatté un poste abandonné un court moment par la préposée essayer tous les parfums.. Une noire remarquable et remarquée, 1m80 de haut et 1m (coiffure afro) de large Des jeunes filles arabes non voilées au visage déjà ravagé par la chirurgie esthétique. Une petite dame, 80 ans aux bas mot, qui cherche une robe chez une grande marque pour jeunes J"ai beaucoup aimé la zône où se trouvent les grands joailliers. Chez certains on fait la queue pour entrer. Comme chez le boulanger dans mon bled. Mais le (la) jeune de l'accueil vous le signifie avec tant de grâce qu'on accepte de poireauter. Une fois à l'intérieur le spectacle continue. J'apprécie un moment la gestuelle d'une américaine, la soixantaine bien tassée, pantalon genre survétement avec une rayure sur le coté et baskets, qui fait sortir tous les sacs du magasin. Ah les sneakers ! ( à destination des boomers, les sneakers ne sont pas des barres chocolatées). Fait un décompte rapide : à cet étage 80% des gens portent des baskets. Les seuls à ne pas en avoir, en dehors de nous, sont ceux qui y travaillent. Par une porte entrouverte aperçu d'un salon privé, réservé à ceux qui n'ont pas à faire la queue pour entrer ; une robe orientale... Spectacle et bar à volonté. Dans tous ces magasins la première chose qu'on vous demande aprés vous avoir assis dans des fauteuils profonds, sans le mode d'emploi pour en sortir, c'est "que voulez vous boire?". Nous en sommes restés au café, et là je recommande celui de Van Cleef ( non papy ce n'est pas un acteur). Mais gare à celui qui ne boit pas de café et ne sait pas dire non. L'éthylotest ne fait pas partie des cadeaux maison. Le spectacle n'est pas que chez les figurants. Même quand on est pas un inconditionnel de la mode ou des bijoux, les produits exposés eux aussi méritent le détour. Les stands d'abord ; beaux, surprenants, on sent la patte de l'artiste qui les a conçus. La mode, présentée autrement que dans les rayons surchargés des magasins de prêt à porter. Une ou deux robes mises en valeur sur un portant de 5 m de long. Des déluges de couleur et une robe beige genre année 50 toute seule devant.. Les bijoux...Là tu comprends pourquoi on a inventé le terme "joaillerie". Ça brille, c'est con à dire, mais ça brille ; et puis tu t'approches et tu découvre un objet d'art. Je veux bien admettre que c'est de l'art. Et encore, nous n'avons nous pas eu accés aux salons privés. Dans tous ces magasins on te délivre ton achat dans un sac de prestige, au nom de la marque, sac qu'on te met dans un autre sac, plus anonyme, pour des raisons de sécurité....Moi je serais voyou je repérerais rapido les touristes qui sortent du grand magasin avec des tas de sacs anonymes tous semblables... Les bonnes choses ont une fin, retour au parking et tu découvres que pour garder ta voiture au frais quelques heures ça te coûte le prix de 12 Big Mac...