Second Mouvement - Le roman qui prend le Contrôle™ Basé sur une œuvre originale... - Qwice

Second Mouvement - Le roman qui prend le Contrôle™ Basé sur une œuvre originale Pixel Stories et enrichi de nouvelles scènes ; illustré par IA Chapitres précédents :...

Organisation de l'Ombre - Qwice 2026

Second Mouvement - Le roman qui prend le Contrôle™ Basé sur une œuvre originale Pixel Stories et enrichi de nouvelles scènes ; illustré par IA Chapitres précédents : http://o2.pixelstories.fr/qwice/roman.php Nouvelles : http://o2.pixelstories.fr/qwice/nouvelles.php 4. Soudain, Rena Stère L’Éclopé avait besoin de prendre l’air. Le Borgne venait de se faire vertement tancer par le Chef d’Orchestre, qui devait pourtant bien l’accepter : le massif individu s’était invité, peu désireux d’être laissé de côté. Il faut dire que sa dernière mission avait consisté à être facteur, ce qu’il n’avait que moyennement apprécié. Mais finalement, de guerre lasse et parce qu’il n’avait pas plus de temps à lui accorder, Maestro avait laissé le bonhomme en paix - on n’allait de toute façon pas le renvoyer. Le problème avec le Borgne, c’était sa balourdise. À l’époque où il était en binôme avec l’Éclopé, ce n’était clairement pas lui le cerveau du duo. L’Éclopé avait envie d’un café. Étant un homme de peu de goût, il noyait toujours son café dans le lait et le miel, alors qu’honnêtement, s’il n’aimait pas le goût du café il n’aurait eu qu’à ne pas en consommer, mais bon, ainsi vont les contradictions de l’espèce humaine. Le problème était le suivant : il ne trouvait pas la cafetière. Il avait beau chercher dans tous les coins et recoins de la salle de repos, il ne la trouvait pas. Comme cette itération est censée apporter un nouveau regard sur le récit, marquons ici une pause pour parler plus en détail des locaux de l’Organisation. Il s’agissait de locaux situés dans une autre dimension ; du moins leurs intérieurs. Avec l’aide du célèbre magicien Hurle, le Chef d’Orchestre avait relié les locaux directement à votre monde en utilisant le principe des portes menant à d’autres dimensions. Il s’agissait ni plus ni moins de téléportation. Le Chef d’Orchestre aurait refusé que ce récit se déroule à Paris, New-York, Tokyo, ou tout autre endroit coupablement cliché qu’on a déjà vu mille fois sous toutes les coutures, aussi mettait-il un point d’honneur à privilégier les lieux les plus inattendus. Et donc, ayant dû changer de région précipitamment suite à l’évasion de Corentin, l’Organisation avait opté pour les Sables-d’Olonne, charmante ville côtière vendéenne célèbre pour avoir donné naissance à un pirate de renommée mondiale, bien entendu François l’Olonnais. Mais bien sûr, au XXIe siècle, les pirates ne sillonnent plus les Caraïbes et ne sont plus vendéens. Ce qui nous ramène sans aucune transition à l’Éclopé, incapable de trouver une cafetière. À ce moment il s’avisa que le Borgne était lui aussi présent dans la cuisine. Il le regarda d’un air un peu suspicieux. « Dis-donc, le Borgne, t’aurais pas vu la cafetière ? » Le Borgne ne répondit pas. « Eh ! Le Borgne ! Eh oh ! La cafetière !! - Eh ben… euh… elle marche plus. - Allons bon, une cafetière Ikéa flambant neuve ? Qu’est-ce que t’as fichu en fait ? » Le Borgne baissa les… l’œil. « Ben elle refusait de démarrer, alors tu sais, je l’ai envoyée valser. » L’Éclopé fut abasourdi par cette révélation d’une violence parfaitement inappropriée, et, après quelques minutes de flottement, quitta les lieux. Il avait vraiment besoin d’air. Aussi se dirigea-t-il en direction de la plage la plus proche. Presque trois mois avaient passé depuis que l’Organisation avait entamé sa conquête de Qwice et, en cette fin mars, le soleil était au rendez-vous. L’Éclopé se rendit sur la plage. C’est là qu’il fit la rencontre la plus inattendue de sa vie. Il ne rencontra pas Zorro. Il ne rencontra pas Batman. Il ne rencontra ni Yves Montand, ni les Beatles, encore moins Blanche-Neige et les sept nains. Il rencontra Rena Stère. Membre de Qwice, cette jeune Suissesse avait décidé, un beau jour, de rattraper son retard et de dévaler toute la bande dessinée publiée par l’Organisation. Et, en dépit du format pixel extrêmement grossier des planches, un phénomène tout à fait singulier s’était produit : elle était tombée éperdument amoureuse de l’Éclopé. Tant et si bien que, d’une façon ou d’une autre, elle avait quitté ses montagnes natales et avait fait tout le chemin vers la Vendée. Les mauvaises langues nous reprocheront ici une facilité scénaristique, puisque nous n’expliquerons pas davantage que dans l’œuvre originale par quels improbables chemins elle avait dû passer pour se retrouver aussi loin de ses Alpes natales. L’Éclopé, encore insouciant, perdit son regard dans le lointain. Paradoxalement, alors que l’Organisation jouait avec les Réalités et la fabrique du Temps, on n’avait jamais vraiment le temps de se poser. Son parcours avait été tumultueux, depuis l’affaire Alys en 2019, et à vrai dire, tout comme l’Atout, son âge ne correspondait plus depuis bien longtemps à sa date de naissance. En quittant la Réalité d’Alice Corail et d’Oxygen, il avait constaté de ses propres yeux une vérité extraordinaire : chaque œuvre de fiction, roman, nouvelle, bande dessinée, film, série télévisée, pièce de théâtre ou d’opéra, manga, jeu vidéo, chaque œuvre se passait dans un univers tangible. Certaines œuvres se passaient clairement dans un seul et même monde ; d’autres partageaient leur Réalité ; certaines même se déroulaient dans notre propre monde. Les efforts fournis par le Chef d’Orchestre, amalgamés avec les recherches menées par le Fondateur Originel, avaient permis à l’Organisation de l’Ombre de maîtriser les voyages en cinq dimensions ; c’est la raison pour laquelle, lorsque l’Atout avait recruté Jeremy OmegaUltima - parmi d’autres membres de Qwice - pour l’Organisation, elle avait été en mesure de lui présenter une version alternative de sa personne. Le Chef d’Orchestre souhaitait compléter ses ressources, notamment énergétiques, car, qu’il s’agisse de changer de Réalité ou d’époque, ce genre de déplacement demande une quantité d’énergie phénoménale. Certains chercheurs n’ont, à ce jour, pas trouvé de meilleure approche que la génération de 2,21 gigowatts d’électricité, par le biais de la foudre ou de belles quantités de plutonium - mais cette approche n’est valable que pour les déplacements temporels. Le voyage qu’il avait entrepris avec l’Éclopé à ses côtés avait été pour lui l’occasion de faire main basse sur des énergies qu’il ne maîtrisait pas encore et qui, amalgamées, pouvaient lui donner un air de véritable démiurge : la mémoire ; la chance ; les énergies stellaires et nucléaires… il avait même récupéré un prototype de Convecteur Temporel. C’est au retour d’un dernier monde que son trajet avait bifurqué. Non, six ans ne s’étaient pas passés entre 2019 et 2025. Aussitôt après ces aventures, il avait amené son bras droit là où ils devaient être - en janvier 2025, donc. Après avoir vu tant de mondes, l’Éclopé usait enfin de son droit inaliénable et défendu par le Code du Travail à une pause bien méritée, lorsque soudain… « Jambe de bois, air un peu gauche et perdu, pas de doute : je t’ai trouvé, mon amour ! » Il se tourna, interloqué, et voici ce qu’il vit : une jeune fille aux longs cheveux bruns, portant une robe d’été rose et une couronne de fleurs. Il la regarda, de haut en bas, de bas en haut, et, toujours interloqué, finit par lâcher : « … on se connaît ? - Mais enfin, mon Éclopichoupichoupinou d’amour au sucre ! C’est moi ! Rena Stère ! Ta Rena Stère d’amour ! » Il réfléchit pendant vingt bonnes secondes, et se souvint de quelque chose. Il attrapa son téléphone portable (un vieux Fairphone fourni par la société Oxygen), ouvrit Qwice, et dévala les notifications récentes du compte de l’Organisation. Rena avait aimé et évalué quasiment toutes les planches de la bande dessinée, mais ce n’était pas tout : elle avait également posté un certain nombre de commentaires, la plupart pour parler de l’homme à la jambe de bois. Mais s’il était évident qu’elle n’avait d’yeux que pour lui, quant à savoir comment elle était venue jusqu’ici, ça le dépassait totalement. Il se leva du rocher sur lequel il était assis, et fit volte-face. En dépit de l’appendice en bois qui remplaçait l’une de ses jambes, l’Éclopé était quelqu’un d’extraordinairement agile, et c’était l’une des raisons pour lesquelles, quoique parvenu, il n’en demeurait pas moins un véritable danger. Fiché S dans son monde d’origine, il y était recherché pour un nombre faramineux de crimes : tentatives de meurtres pour le compte d’une organisation criminelle ; complicité dans divers crimes et délits dont au moins une tentative de meurtre ; port d’arme à feu sans permis ; avoir prononcé « pain au chocolat » dans une région où on dit « chocolatine » ; enlèvement de personnalités publiques ; séquestration ; usurpation d’identité ; maltraitance animale ; effraction de domicile ; délit de fuite ; conduite d’hydravion sans permis ; trafic de cartes à collectionner ; vol à l’arraché ; abus de faiblesse. Et ce n’était là que la partie émergée d’un iceberg bien plus considérable. Toujours est-il que notre homme se leva de son rocher et remonta la plage, avec Rena à ses talons. Au bout d’un moment, il se tourna. « Tu vas me suivre encore longtemps ? - Jusqu’au bout du monde, mon amour ! » L’Éclopé eut un mouvement de recul. Il lui sembla qu’il n’avait pas affaire à une fille tout à fait normale. En tout cas, elle ne correspondait pas au standard des filles avec qui il avait eu des relations au lycée. Elle correspondait plutôt à une dangereuse érotoman

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