**LA SOURCE EMPOISONNÉE** (PAYA'S HLM) Il y a trois jours, j’ai posté, en dehors... - Qwice

**LA SOURCE EMPOISONNÉE** (PAYA'S HLM) Il y a trois jours, j’ai posté, en dehors de ce groupe, un lien vers un article de france info ; une énormité. Un simple lien étant un peu court, je...

TH - Qwice 2026

**LA SOURCE EMPOISONNÉE** (PAYA'S HLM) Il y a trois jours, j’ai posté, en dehors de ce groupe, un lien vers un article de france info ; une énormité. Un simple lien étant un peu court, je vous présente maintenant les faits et mon analyse sur ce qu’ils impliquent : Vous savez ce qu'est un empoisonnement de puits : Au Moyen Âge, on jetait un cadavre dans la source du village et tout le monde tombait malade sans comprendre pourquoi. L'eau avait la même couleur, la même transparence, le goût n’était pas beaucoup moins ragoûtant mais le poison était en place. En 2024, une chercheuse suédoise a jeté un cadavre dans un puits. Almira Osmanovic Thunström, de l'université de Göteborg, a inventé une maladie. La bixonimanie. Une irritation oculaire provoquée par la lumière bleue des écrans. Ça sonne vrai. Ça ressemble à ces trucs dont on entend vaguement parler et qu'on se promet de googler un jour. Elle a rédigé deux articles scientifiques décrivant cette maladie. Les articles étaient signés par un certain Lazljiv Izgubljenovic, chercheur dans une université qui n'existe pas, financé par la Communauté de l'Anneau et la Triade Galactique. Tolkien et Star Wars. Dans les crédits d'une publication scientifique. Elle a mis ces articles en ligne sur un serveur académique ouvert. Pas besoin de comité de lecture. Pas besoin de validation. On publie, c'est tout. En quelques semaines, c'était fait. Copilot expliquait que la bixonimanie était "une affection intrigante et relativement rare". Gemini conseillait de consulter un ophtalmologue. Perplexity, sans qu'on lui demande rien, inventait une statistique : une personne sur 90 000 serait touchée. ChatGPT orientait les patients selon leurs symptômes. Quatre intelligences artificielles, consultées chaque jour par des centaines de millions de personnes, donnaient des conseils médicaux sur une maladie qui n'a jamais existé. Avec assurance. Avec précision. Avec ce ton calme et compétent qui vous met en confiance et vous empêche de douter. Mais ce n'est pas le pire. Le pire, c'est qu'en Inde, des vrais chercheurs, dans un vrai institut, ont publié un vrai article dans une vraie revue à comité de lecture, citant les travaux de Lazljiv Izgubljenovic comme source. La bixonimanie devenait "une forme émergente de mélanose périorbitaire liée à la lumière bleue". Avec la mention "des recherches supplémentaires sont en cours". L'article a été rétracté en mars 2026, après que Nature a tiré la sonnette d'alarme. Mais entre-temps, pendant des mois, la fiction avait nourri la science qui nourrissait les IA qui nourrissaient le public. La boucle était bouclée. Le cadavre avait contaminé la source, et la source alimentait d'autres sources. Almira Osmanovic Thunström a fait ça pour prouver que c'était possible. Elle a publié ses résultats dans Nature le 7 avril 2026. Elle a allumé la lumière. Elle a prévenu. C'est une chercheuse. C'est son métier. Elle a posé une question scientifique et elle y a répondu. Maintenant, posons-en une autre. Combien de Lazljiv Izgubljenovic n'ont pas prévenu ? Combien d'empoisonneurs délibérés ont publié de faux résultats sur de faux médicaments, de fausses études sur de faux risques, de fausses données sur de vrais produits ? Combien de faux faits ? Pour vendre. Pour discréditer. Pour orienter. Pour nuire. Sans “financement de la Communauté de l'Anneau” affiché bien en évidence. Avec de vraies signatures, de vraies affiliations, de vrais intérêts. Les IA boivent à la source. Nous buvons aux IA. Les empoisonneurs sont nombreux, le geste est facile. Vérifiez-vous les sources de vos IA ? TH

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