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Aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi de parler de la religion dans les cimetières alors, allons y ! Je vous souhaite une bonne lecture et j'attends vos votes pour

RadisAtomique - Qwice 2026

Aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi de parler de la religion dans les cimetières alors, allons y ! Je vous souhaite une bonne lecture et j'attends vos votes pour le prochain sujet à aborder. La religion dans les cimetières : Funérailles et religion vont souvent de pair, mais qu’en est-il au sein des cimetières ? Que prévoit la loi ? Voyons cela. Pour commencer, il faut savoir que la loi du 14 novembre 1881 interdit, pour les inhumations, « toute distinction basée sur des critères religieux ». C’est-à-dire que toute personne, peu importe ses croyances religieuses, a les mêmes droits à l’inhumation. Ici, on entend par « inhumation » la mise en terre elle-même : chacun a droit à un bout de terrain dans le cimetière communal pour enterrer son défunt, quelles que soient ses croyances. Avant cela, le décret du 23 prairial an XII (12 juin 1804) imposait aux communes de réserver, dans leur cimetière, un espace proportionnel aux effectifs de chaque culte et obligeait les familles à déclarer la religion du défunt. Ce décret a également donné aux cimetières leur qualité d’espace public (exception faite des cimetières juifs) et, par la même occasion, leur a imposé une certaine forme de laïcité. Les défunts pouvaient alors être inhumés dans des cimetières privés déjà existants ou dans le cimetière communal, au sein du carré confessionnel (carré musulman, carré juif, allée luthérienne, protestante, etc.). Dans la pratique, certains cimetières plutôt anciens gardent encore des carrés confessionnels par commodité de placement : à la demande de la famille, le cimetière peut proposer un emplacement se rapprochant d’un lieu de culte existant, d’une concession d’un proche ou avec une orientation particulière. Mais les carrés confessionnels ne sont plus démarqués. Cependant, aucune loi n’impose cette souplesse à l’administration du cimetière et, si ces carrés confessionnels persistent, c’est qu’ils étaient là avant la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. Finalement, l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 prévoit qu’il est désormais interdit de construire de nouveaux symboles religieux dans l’espace public. On ne demande pas aux communes de retirer les signes religieux déjà présents dans les cimetières, mais il ne pourra pas y en avoir de nouveaux. C’est pour cette raison que de nombreux cimetières conservent encore un calvaire ou une chapelle. De plus, cette loi exclut les terrains de sépulture et les monuments funéraires, laissant la liberté aux familles de faire ériger un monument ou de déposer des décorations funéraires à caractère religieux sur la concession de leur proche. Pour résumer, vous pouvez considérer que le cimetière est un parc public dédié au recueillement. Pour exemple : • Vous pouvez déposer une Vierge à l’Enfant sur la tombe d’un proche. • Vous pouvez faire graver des symboles taoïstes sur la plaque d’un columbarium. • Vous pouvez vous agenouiller et dire quelques prières à mi-voix. • Vous ne pouvez pas allumer des bougies dans l’allée menant à la tombe d’un proche. • Vous ne pouvez pas déposer un chapelet dans le Jardin du Souvenir. • Vous ne pouvez pas mettre un brûloir à encens devant un columbarium. Sources : - Article 28 de la loi du 9 décembre 1905 – Loi de séparation des Églises et de l’État - Décret du 23 prairial an XII – Décret impérial sur les sépultures - Loi du 14 novembre 1881 Images : - Carré musulman du Père Lachaise en 1856 (75) – APPL 25.12.2020 - Carré juif de Champigny-sur-Marne (94) – 2007 - (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France - Agrandissement du carré confessionnel de Saint-Claude (39) - Franck Lallemand

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