Bienvenus dans Les Folles anecdotes du taff. Cette fois, Qwice a choisit de lire l'histoire "Un pays lointain". Bonne lecture et à vos votes pour la prochaine histoire ! Un pays lointain : Un jour ensoleillé, une dame d’une cinquantaine d’années se présente au bureau de la conservation : - Bonjour Madame, qu’est-ce que je peux faire pour vous ? - Bonjour. Je voudrais poser une photo sur une tombe. Comment on fait ? - Oui, vous êtes de la famille du défunt ? - Oui, oui, c’est mon oncle. - D’accord. Vous avez l’accord du concessionnaire ? - Euh… je sais pas ce que c’est. - C’est l’accord du propriétaire du monument. On va regarder de qui il s’agit. Je vais prendre le nom de famille du défunt, s’il vous plaît. - Ah non mais c’est pas ici, c’est dans un autre cimetière. - D’accord. Dans ce cas, il faudrait voir avec le cimetière en question. - Oui mais c’est à l’étranger et j’voulais savoir si vous pouviez faire les démarches. - Alors non, nous, on ne fait pas ce type de démarche. C’est pour quel pays ? - C’est un cimetière en Algérie. - Ah. Là, malheureusement, je vais pas pouvoir vous aider. Il va falloir prendre contact avec le cimetière directement. - Et je fais ça comment ? Je peux vous donner la photo au moins pour la mettre sur la plaque ? - Alors. Il faudrait que vous essayiez de les appeler ou de leur envoyer un mail, peut-être. Et, pourquoi vous voulez nous donner la photo ? Vous vouliez en placer une sur une tombe du cimetière ? - Non mais pour l’imprimer sur le médaillon, là. - On ne fait pas ça, Madame. Là, je vous invite à vous rapprocher d’une pompe funèbre qui pourra vous faire imprimer la photo. - Mais ça va me coûter combien encore, ça ? Les cimetières, vous savez communiquer entre vous, non ? Vous voyez avec eux et vous leur envoyez la photo. - Non, Madame, ça ne marche pas comme ça : il faut vous renseigner sur les conditions en Algérie et faire imprimer la photo vous-même. - Ah ben on se demande à quoi vous servez, hein ! - En tout cas, pas à imprimer des photos. Je vais vous souhaiter une bonne journée, Madame. Au revoir. - Ouais, c’est ça, au revoir. Et elle sort en tentant de claquer la porte que le groom retient, déçue, elle aussi, de ne pas pouvoir faire imprimer et expédier gratuitement la photo de son défunt.