Aujourd'hui, on parle funéraire. Et, avec un peu d'avance sur le programme,... - Qwice

Aujourd'hui, on parle funéraire. Et, avec un peu d'avance sur le programme, je vous parle "d'embaumement extrême". Bonne lecture et à vos votes pour le prochain sujet à...

RadisAtomique - Qwice 2026

Aujourd'hui, on parle funéraire. Et, avec un peu d'avance sur le programme, je vous parle "d'embaumement extrême". Bonne lecture et à vos votes pour le prochain sujet à aborder. La mode de l’embaumement extrême : L’embaumement extrême, ou « extreme embalming », est une pratique qui trouve peu à peu sa place depuis une dizaine d’années dans les pratiques funéraires outre-Atlantique. Certaines maisons funéraires se sont spécialisées dans ce que l’on appelle les « no traditional funerals » et proposent ainsi des prestations d’embaumement extrême. Le but de cette opération est de mettre en scène le défunt dans une posture issue de sa vie quotidienne, afin de transmettre une dernière image plus « personnelle » et fidèle à ce qu’il ou elle était de son vivant. Les soins de conservation réalisés par le thanatopracteur sont alors poussés à l’extrême afin de rigidifier le corps dans la position souhaitée. À cela s’ajoutent des tiges, des supports ainsi que quelques coutures discrètement dissimulées, permettant de maintenir le corps du défunt dans la mise en scène choisie. Et en France, peut-on inscrire ce type de volonté dans un contrat obsèques ? Malheureusement, comme de nombreuses pratiques funéraires alternatives, celle-ci n’existe tout simplement pas en France, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, d’un point de vue législatif : le Code civil prévoit que « le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence ». Ainsi, même s’il est possible de se faire inhumer complètement nu ou vêtu d’une tenue originale — comme un costume de carnaval — il n’est en revanche pas autorisé d’utiliser le corps d’un défunt à des fins de mise en scène. Ensuite, d’un point de vue idéologique : la tendance actuelle en France s’oriente davantage vers des funérailles écologiques, avec un recours minimal aux soins de conservation. La pratique de l’embaumement extrême trouverait donc probablement peu de public, et les moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour proposer ce type de prestation ne seraient, de fait, pas rentables pour les opérateurs funéraires. Et vous, qu’en pensez-vous ? On vous met en scène devant un PC faisant tourner Qwice ? Sources : - Code civil, article 16-1-1 - L’assurance obsèques.fr - Extreme Embalming – documentaire de Channel 5 Illustrations : - The body of Miriam Burbank sits at her funeral, doing what she loved: smoking and drinking a beer, New Orleans, 2014, par WGNO - Victor Perez Cardona’s embalmed body sits at the driver’s seat of his taxi cab, par Ricardo Arduengo pour AP Photo - Photo via la Marín Funeral Home

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