Salutations Comme promis depuis quelques temps j'essaye de me concentrer sur l'écriture de mon livre Et donc a fin de recevoir des retours critiques je souhaite poster le premier jet du chapitre 1 de mon livre Alex Chevalier ici a fin d'avoir vos retours Comme préciser plus haut il s'agit du premier jet de ce qui plus tard sera un polar et je sais que c'est loins d'être parfait Tous vos avis sonts bon a prendre Je precise également que la protagoniste a un language très cru donc ceci n'est pas pour enfants Enfin je souhaite vous dire, régalez vous Chapitre 1 : Bienvenue à Saint-Patrick Ça fait cinq minutes que je vois ce double menton flasque rebondir devant moi. Clairement, ce type-là ne baise pas, sauf peut-être avec sa main droite, et encore. J'arrive même pas à imaginer qu'avec ce physique, ce débit de parole au ralenti et ce ventre "rempli de donuts et de bière", des femmes soient excitées de voir ce qui se cache sous ce costume trois pièces. Mon Dieu... il va parler encore longtemps. Oh, j'ai l'impression qu'il va bientôt conclure. Il racle une ultime fois sa gorge et reprend de sa voix lente et paresseuse dont l'intonation est proche d'un bâillement. — Et pour conclure, bienvenue à Saint-Patrick, madame Chevalier, ou devrais-je dire inspectrice Chevalier. J'espère que vous vous sentirez ici comme chez vous... Enfin ! Me retenir de bâiller est devenu une torture depuis le début de cette phrase. Nous nous levons et je lui serre la main avant de le laisser avancer vers la porte... C'est pas vrai, il a le même débit de marche que de parole. Allez, petite tortue, bouge-toi, j'aimerais faire connaissance avec mes collègues avant leur retraite. Finalement, il parvient à ouvrir la porte et je m'empresse de la franchir, tandis que le commissaire escargot — enfin, Monsieur Robert — reste retranché dans son bureau, me souhaitant bonne journée et refermant la porte avec une rapidité que je ne lui avais pas encore vue. Bon, il est temps de rencontrer mes collègues. Je me rends à l'accueil et demande un plan de mon étage. Voyons voir... il y a cinq bureaux, une armurerie, une salle de fournitures diverses et une salle à manger. Je commence par me diriger vers mon bureau, le deuxième à gauche. J'ouvre la porte et entre. La pièce n'est pas très grande ; un tableau en liège du genre où on plante des punaises est accroché au mur. À chaque extrémité, un bureau — sans doute le mien et celui de mon collègue. "William Phillips" : c'est le nom écrit sur le second. Le mien est encore anonyme. Je tire ma chaise et m'assieds, inspectant les tiroirs vides. Dommage... J'adore les petits trésors que les anciens propriétaires oublient. Je sors mes affaires et organise l'espace. Après quelques minutes, une voix grave me fait sursauter. — C'est toi la nouvelle, je suppose. Bordel, tu m'as fait peur ! (Je le pense, mais je réponds sobrement :) — Salut, oui, c'est bien moi. Je m'appelle Alex. Et toi, c'est William, je suppose ? Tu as une tête de William. Il acquiesce. J'enchaîne : — Je peux t'appeler Will ? C'est mieux. Silence. Page 3 Maintenant que nous avons fait connaissance, je prends le temps d'observer mon collègue. Un homme grand — 1 mètres 88 je dirais , je me trompe rarement sur les tailles. Un aspect lugubre, difficile à définir. On dirait un personnage tout droit sorti d'une nouvelle d'Edgar Poe. Costume trois pièces noir, cravate rouge seule touche de couleur. Peau pâle comme la mienne, mais sans mes taches de rousseur. Cheveux et yeux noirs. Corpulence mince, voire maigre. Je me demande s'il pratique le bondage extrême pour compenser ses fringues sur mesure et son bureau surnaturellement rangé... Ou s'il reste stoïque comme un moine même face à une Miss Monde prête à se jeter sur lui. — Dis, Will, ça fait longtemps que tu travailles ici ? Il reste silencieux un moment avant de détourner le sujet : — Tu devrais rencontrer tes autres collègues. Chaleureux, comme un frigo en Antarctique. Autant faire ce qu'il dit — moins je passe de temps avec lui, moins j'ai de risques de finir cryogénisée. Je passe à droite, traverse un couloir et me trouve face à une porte : "Lucie Daniel : Graphologue". J'hésite une seconde avant d'ouvrir. Mon... Dieu. Quelle beauté. Une femme blonde aux cheveux longs et détachés, assise derrière un bureau couvert de papiers. Visage en cœur, petites lunettes qui lui donnent un air de bibliothécaire sexy. Tailleur chic soulignant ses courbes. Un corps voluptueux, une poitrine généreuse... Dans laquelle je rêverais de plonger ma tête. — Oui, c'est pour quoi ? La plus belle femme de tout Saint-Patrick, sans doute. — Allo ? Vous êtes là ? — Euh... — Qui est-ce ? — Ah, oui, pardon. Je suis Alex, la nouvelle. Merde, reprends-toi, Alex, c'est exactement pour ça que tu as foiré ta dernière mission. Putain, je bave en plus... — Bah, salut. Moi c'est Lucie. Autre chose ? Et merde, glaciale. Faudra que je me rattrape si je veux éviter de baisser les yeux chaque fois que je la croise... (Et peut-être me la faire.) — Euh... non, c'est bon. Je... je vais aller voir les autres. Je referme la porte, mime de me recoiffer — je dois être rouge tomate. Je défais deux boutons de ma chemise pour me rafraîchir et me dirige vers la salle à manger. Besoin d'un verre d'eau. Là, je tombe sur deux filles en pleine chamaille. Elles s'arrêtent net en me voyant. Après un verre d'eau, nous faisons connaissance. La première : une vingtaine, 1,60 m (plus petite que moi, et pourtant je ne fais que 1,69 m). Cheveux bruns coupés au carré, un peu décoiffés. Piercings au visage et un tatouage "M" sur la joue gauche — un style "dur" qui la rend plutôt mignonne. Yeux vairons (bleu et rouge). Et dire que je me sentais spéciale avec mes yeux verts... Vêtements courts : chemise blanche trop large et mini-short noir laissant voir des jambes musclées. Poitrine petite, mais un cul ferme sous ce short moulant. Je dirais pas non à le voir sans. Peau mate — peut-être marocaine ? Nord-africaine, en tout cas. — C'est cool d'avoir une nouvelle tête ici. Moi c'est Maria. Elle tend la main. — Alex. Sacrée poigne pour une minus. — C'est... — Moi c'est Anis, dit la deuxième. — Anis ? Original comme nom pour une fille. Maria pouffe de rire. Anis réplique : — Normal, je suis un gars. QUOI ?! Plus efféminé que Maria. Visage fin, cheveux blonds mi-longs. Costume trois pièces orange avec short et collants blancs. Hanches étonnamment larges pour un mec si mince, et un cul aussi bombé que celui de Maria. Mon Dieu, si ce type n'est pas gay... — Vous êtes dans quel service ? Je tente de changer de sujet. — Brigade d'intervention, répond Maria. Elle ? Cette minus ? Avec son physique, je me demande jusqu'où elle sait se battre. — Spécialiste en comportement criminel, ajoute Anis. — Ah, tu es criminologue, ha ha ! Je ris, mais il semble contrarié. — Ouais... Nous bavardons encore quelques minutes avant que je ne retourne à mon bureau, une canette de soda à la main. Évidemment, le membre de la famille Usher est là, plongé dans des dossiers. Comme la belle Lucie. Je bois une gorgée pour me rafraîchir et essuie la bave au coin de ma bouche. Faut vraiment que je trouve deux ou trois meufs, là, ça va plus du tout. Will m'interrompt : — Il y a quelque chose pour toi sur ton bureau. Un petit paquet avec un ruban noir. Ce choix de couleur me donne un indice sur l'expéditeur. Je l'ouvre : un organiseur rouge et une carte. "Bienvenue dans l'équipe. — William." Un sursaut de gentillesse de la part du vampire ? Je balbutie : — Euh... merci. Ça a l'air cher, en plus. Quand je m'assieds, le commissaire escargot m'interpelle. Il avance lentement, me tend des papiers à remplir, puis repart aussi "vite" qu'il est venu. Quel ennui. Will m'interrompt à nouveau : — Tu es gauchère ? — Pourquoi ? Ça te surprend ? — J'ai vu que ton étui de pistolet est à ta cuisse droite. — C'est vrai. Je prends le stylo de la main droite pour écrire, puis ajoute fièrement : — Je suis ambidextre. Le reste de la journée est calme. Trop calme. Will refuse de discuter plus de trois phrases. Je passe mon temps à jouer sur l'ordinateur jusqu'au soir. À l'heure de partir, je propose à Will de m'emmener dans un bar sympa, mais il décline : "Travail ce soir." Anis et Maria ont déjà disparu. Bon, je vais explorer la ville. Et merde... Il pleut des cordes. La météo disait qu'il ferait beau. Page 9 J'attends dans la salle d'entrée jusqu'à ce que Will apparaisse : — Si tu attends la fin de la pluie, tu passeras la nuit ici. Résignée, je pars. Après quinze minutes de marche, l'averse se calme. La prochaine fois, je prends la voiture. Mon téléphone sonne — Samantha. Je décroche, nerveuse. — Allo, ma chérie, ça va ? Calme-toi, Alex, respire. — Salut, je vais bien. — Tu t'es bien installée dans l'appart ? — Oui. Tu peux me passer un peu d'argent pour la semaine ? J'avale ma salive. — Je te donne ça demain, d'accord ? — D'accord, merci. — De rien. Je... je t'aime. — Ouais. Elle raccroche. C'est toujours une épreuve de lui parler depuis... Page 10 Mon pas mène par hasard devant un bar. Parfait pour me changer les idées. L'ambiance est typique des bouges malfamés : lumière tamisée, néons bleus et violets, posters de cul aux murs. Cool. Je commande deux whiskys et une pinte.