Surpopulation en Suisse 9 millions d'habitants: petit article que j'ai écrit Con - Qwice

Surpopulation en Suisse 9 millions d'habitants: petit article que j'ai écrit Contrairement à l’image d’Épinal qu’on s’en fait, la Suisse n’est pas un pays de chalets perdus dans

Yannick Morard - Qwice 2026

Surpopulation en Suisse 9 millions d'habitants: petit article que j'ai écrit Contrairement à l’image d’Épinal qu’on s’en fait, la Suisse n’est pas un pays de chalets perdus dans les montagnes, où chaque citoyen aurait son coin d’alpage avec vue sur les vaches et les sommets enneigés. Cette vision fantasmée, alimentée par des cartes postales dignes de contes de fées, est un pur mensonge. Une folie douce sortie de l’imaginaire collectif, soigneusement entretenue par le marketing helvétique. En réalité, la Suisse est l’un des pays les plus densément peuplés d’Europe si l’on tient compte de la surface réellement habitable.Car oui, sur les 41 285 km² du territoire suisse, moins de 40 % sont véritablement habitables. Le reste ? Des montagnes, des lacs, des forêts protégées, des terrains agricoles rigides et des zones naturelles intouchables. Quand on enlève tout ça, il reste environ 16 000 km² de zones réellement urbanisables. Or, c’est là que vit l’écrasante majorité des 9 millions d’habitants. Ce qui donne une densité réelle de plus de 560 habitants au km², soit plus que les Pays-Bas (~520 hab/km²) et presque le triple de la France (~122 hab/km²). Autrement dit : la Suisse n’a rien d’un pays à l’espace ouvert. Elle est une mégalopole éclatée, étouffée par ses montagnes.Ce déséquilibre extrême a des conséquences très concrètes : trouver un logement est devenu un parcours du combattant, notamment dans les agglomérations du Plateau (Genève, Lausanne, Zurich, Bâle, etc.). Les loyers explosent, les délais d’attente s’allongent, et la population se tasse dans des zones toujours plus restreintes. Le modèle actuel du logement helvétique — basé sur des bâtiments de taille moyenne, souvent vétustes, peu denses — n’est plus viable.Il est temps de le dire clairement : la Suisse doit construire vers le haut. Il ne s’agit pas de bétonner aveuglément, mais de densifier intelligemment, avec des immeubles modernes, écologiques, fonctionnels, capables d’accueillir la croissance démographique sans sacrifier le territoire. Le culte du chalet individuel est dépassé, risible même, dans un pays qui peine à loger sa propre population.Il faut sortir de cette fiction nationale où les Suisses seraient tous de gentils montagnards vivant dans des maisons de bois au bord des torrents. Ce mythe, aussi pittoresque que mensonger, est un obstacle mental à la transition urbanistique que le pays doit entreprendre d’urgence.Et dans un pays où la densité augmente, la sécurité devient un impératif fondamental. Il est temps de le reconnaître sans détour : la Suisse est l’un des pays d’Europe les plus touchés par les cambriolages, en particulier dans les zones résidentielles. Face à cela, la vidéoprotection de masse doit devenir la norme dans les immeubles, les quartiers et les espaces publics. Chaque bâtiment moderne devrait être équipé de caméras, de contrôle d’accès électronique, et de services de sécurité privée intégrés. Cela est tout à fait dans les moyens, car les immeubles plus peuplés généreront davantage de revenus et permettront d’amortir l’installation de ces systèmes de sécurité avancés.La sécurité privée ne doit plus être cantonnée à un rôle d’appoint : elle doit être intégrée à la sécurité publique, en coopération directe avec la police. Et puisque les forces de l’ordre manquent cruellement de personnel et de candidatures, il est nécessaire d’ouvrir clairement la possibilité aux étrangers (pour des raisons de bilinguisme) de rejoindre les rangs de la police, à condition bien sûr d’un engagement total envers les valeurs de l’État de droit.La réponse de l’État doit s’inspirer des modèles de tolérance zéro, comme celui appliqué par Rudy Giuliani à New York, ou mieux encore, celui de Singapour, qui reste l’un des pays les plus sûrs et les mieux gérés au monde en matière de sécurité, de propreté et d’ordre public. La répression doit être au cœur du dispositif, sans ambiguïté : incivilités, vandalisme, vols et violence doivent être traités avec une tolérance zéro systématique. Une société dense ne peut fonctionner que sur la base de règles strictes, appliquées avec rigueur, et d’un sentiment de sécurité totale pour les citoyens.

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