Aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi de parler des dernières volontés. Je vous souhaite une bonne lecture et si vous voulez choisir le sujet de la semaine prochaine, à vos votes ! L'importance des dernières volontés : Rédiger ses dernières volontés permet à la fois de libérer les proches de l’organisation des obsèques, mais aussi de faire en sorte que celles-ci se déroulent au plus proche de ce que vous souhaitez. Alors, comment ça se passe ? Rédiger ses dernières volontés peut se faire à tout âge, n’importe quand, par une lettre rédigée sur papier libre et, idéalement, en présence de témoins qui signent la lettre ainsi rédigée et en gardent une copie. En l’absence de témoins, ou pour davantage d’authenticité, il est possible de rédiger ses dernières volontés auprès d’un notaire, qui les inscrira dans le FCDDV : le Fichier Central des Dernières Volontés, pour une période de 100 ans. Ce fichier ne recense pas directement les lettres de dernières volontés, mais les coordonnées du notaire les ayant reçues et les rendant consultables par les proches ou par les opérateurs funéraires. La lettre de dernières volontés peut comprendre de nombreuses demandes, allant du choix entre l’inhumation et la crémation jusqu’au choix des fleurs ou de la musique pour le jour des obsèques. Cependant, ces demandes ne peuvent pas contrevenir à l’ordre public ou aux bonnes mœurs et doivent prendre en compte les évolutions à travers le temps (inflation, dissolution du groupe de musique qui devait jouer votre éloge funèbre, etc.). Ainsi, plus les demandes sont précises, plus votre inhumation ressemblera à l’idée que vous vous en faites. En France, il est illégal de contrevenir aux dernières volontés d’un défunt. En effet, une différence entre des lys ou des lilas ne portera pas une réelle atteinte au défunt, mais décider d’une crémation alors que celui-ci s’y opposait peut conduire à 6 mois d’emprisonnement et à une amende de 7 500 €. Lors d’un décès, si aucune volonté n’a été stipulée et que la famille est en désaccord sur les souhaits du défunt, les parties doivent saisir le tribunal du dernier lieu de résidence du défunt, qui décidera, dans les 24 heures suivant le dépôt de la demande, de la personne la plus proche du défunt (ayant une relation stable et de longue durée avec celui-ci), qui aura alors la fonction de « personne apte à pourvoir aux funérailles ». Sources : - Article 6 du Code civil - Article 433-21-1 du Code pénal