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Je ne l'avais pas remarqué mais la fusion des posts courts et longs a quelque peu (totalement) chamboulée la mise en page de mes anciens posts longs. Voici le plus récent corrigé et remis en f

Simon - Qwice 2026

Je ne l'avais pas remarqué mais la fusion des posts courts et longs a quelque peu (totalement) chamboulée la mise en page de mes anciens posts longs. Voici le plus récent corrigé et remis en forme. ^^Je pense, tous les republier. "De l'importance première de la mer, du commerce et de la Marine dans la déclaration de guerre à la Grande Bretagne en 1778 et la conduite de celle-ci (rapidement expliquée)". ⬇️⬇️ Les troubles dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord suscite d’une part l’hésitation chez Louis XVI (1774-1792) mais d’autre part une certaine méfiance du secrétaire d’État aux Affaires étrangères Charles Gravier de Vergennes (1774-1787) [1] et du secrétaire d’État à la Marine et aux colonies Antoine Raymond Jean-Gualbert de Sartine (1774-1780) [2] quant à l’attitude des britanniques vis-à-vis des colonies françaises – réduites à l’arc antillais suite à la guerre de Sept ans – et du maintien du commerce. Le rappel des rafles des vaisseaux du roi par l’amiral Boscawen en 1755 infléchit la position du roi en faveur d’une aide – informelle – aux Insurgents par des armements privés au départ de la métropole mais aussi des colonies antillaises. Versailles ne voulant passer pour l’agresseur et cherchant le soutien diplomatique et militaire de la Cour de Madrid [3]. Les Britanniques réagissent par la course avant même la déclaration officielle de la guerre, entre 1777 et le début de l’année 1778 près de 137 navires de commerce français avaient été capturés [4]. Le 11 avril 1778 De Sartine ordonne la mise en place du système des « routes patroulliées » afin de garantir le commerce colonial français, pré-requis indispensable pour les milieux financiers de manière à obtenir les financements nécessaires pour la conduite de la guerre sans lever un nouvel impôt [5]. Cette stratégie supposait l’escorte des navires de commerce par des vaisseaux légers de la Royale : frégates, corvettes et/ou flûtes armées en guerre jusqu’à une distance de 40 lieues des côtes françaises. Les corsaires britanniques se positionnaient au-delà pour effectuer leurs prises. De plus, la signature du "Traité d'amitié et de commerce, conclu entre le Roi et les États-Unis de l'Amérique septentrionale" et du "Traité d'alliance éventuelle et défensive conclu à Paris le 6 février 1778" entre la France et les jeunes États-Unis, engage cette dernière à entrer en guerre face à la Grande Bretagne. Le combat entre la Belle-Poule et l’HMS Arethusa [6], le 17 juin ainsi que la capture par les Britanniques des frégates la Licorne et Pallas le 18 juin poussent Louis XVI à déclarer officiellement la guerre à la Grande Bretagne le 10 juillet 1778 et à positionner la France comme agressée et non agresseuse. « Mon cousin, l’insulte faite à mon pavillon par une fregatte du roi d’Angleterre envers la fregatte la Belle Poule, la saisie faite par une escadre angloise, au mépris du droit des gens, de mes fregattes la Licorne et la Pallas, et de mon lougre le Courau ; la saisie en mer et la confiscation des navires appartenans à nos sujets faite par l’Angleterre contre la foi des traités ; le trouble continuel et le dommage que cette puissance apporte au commerce maritime de mon royaume et de mes colonies de l’amérique, soit par les batiments de guerre soit par les corsaires dont elle autorise et exorte les depredations ; tous ces procédés injurieux et principalement l’insulte faite à mon pavillon, m’ont forcé de mettre au terme à la modération que je m’étois proposé et de me permettre par de suspendre plus longtems les effets de mon ressentiment ; la dignité de ma couronne et la protection que je dois à mes sujets exigent que j’use aussi de represailles, que j’agise (sic) hutilement contre l’Angleterre […] [7]. » Dès 27 juillet 1778 au large d’Ouessant, la flotte française commandée par le lieutenant général des armées navales Louis Guilouet, comte d’Orvilliers (1710-1792) et forte de 29 vaisseaux affronte la flotte de l’amiral britannique Keppel forte de 30 vaisseaux. Si d’Orvilliers ne réussit pas à écraser tactiquement la flotte de Keppel suite à la faute – voulue ou non – du duc de Chartres, commandant de l’arrière-garde française. Néanmoins, sur le plan stratégique la Royale démontre que la Royal Navy n’est plus invincible et fait basculer l’Espagne, hésitante, dans le camp de Versailles. [1] Charles Gravier de Vergennes (1719-1787) ambassadeur et secrétaire d’État aux Affaires Étrangères (1774-1787), cliché personnel, 09/07/2023 (musée de l'Armée). [2] "Portrait d'Antoine Raymond Jean-Gualbert de Sartine", Joseph Boze (1745-1826), papier pastel, 78,5x67,5, 1787. [3] Patrick VILLIERS, "Des vaisseaux et des hommes. La marine de Louis XV et de Louis XVI", Paris, Fayard, 2021, p. 298-300. [4] Michel VERGÉ-FRANCESHI, "La Marine française au XVIIIè siècle", Paris, SEDES, 1996, p. 154. [5] Patrick VILLIERS, « Les convois et les escortes à travers l’Atlantique (1778-1783) », in Olivier CHALINE, Philippe BONNICHON, Charles-Philippe DE VERGENNES (éd.), "Les Marines de la guerre d’Indépendance américaine (1763-1783). II. L’opérationnel naval", Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2018, p. 110 ; 117. [6] "Combat de la Belle-Poule contre l’Aréthuse", 1778, cliché personnel 19/08/2022 (musée National de la Marine de Brest). [7] AD62 12 B 19, f°98, "Copie de la lettre du roy à M. l’amiral. Pour faire délivrer des commissions de course du 10 juillet 1778".

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