JOURNĂE MONDIALE DES TOILETTES đ 19 novembre COMMENT PARLER DE LA GROSSE COMMISSION DANS LE BEAU MONDE ? En voilĂ une belle soirĂ©e. Madame reçoit la bonne sociĂ©tĂ© locale. Ses chers amis sont tous lĂ avec leur femme, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que câest : Ă mais oui bien sĂ»r trĂšs chĂšre, oh non si peu mon ami, jâai cru ouĂŻe dire effectivement, etc. Madame semble cependant contrariĂ©e. DiscrĂštement, elle prend Ă part son mari : mon ami, je mâabsente un instant. Le mari : tout va bien ma douce ? Madame : oui, ne vous inquiĂ©tez pas⊠juste un petit besoin naturel⊠si quelquâun me demande, je suis allĂ©e dĂ©poser les enfants Ă la piscine. Le mari, nullement surpris bien quâils nâaient point dâenfants : mais bien sĂ»r, ma chĂšre, allez donc changer lâeau du poisson. Et Madame de sâĂ©chapper discrĂštement du cĂŽtĂ© de ce lieu ou le roi se rend toujours seul. De bien entendu, il ne sâĂ©coule pas cinq minutes avant que lâune des convives ne sâĂ©crie : mais oĂč diable se trouve donc votre Ă©pouse cher ami. Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus âprout-proutâ de lâassemblĂ©e qui posĂąt cette question, se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui rĂ©pondrait bien que sa femme est allĂ©e sortir la quiche au bord du four mais, impossible, pourquoi aller dĂ©ranger le personnel en cuisine pour si peu. Pour une quiche qui plus est. Et lâexcuse dâaller dĂ©mouler une terrine ou de sortir le cake du four ne conviennent pas mieux. Quel dilemme ! Devant lâembarras du mari, un invitĂ© avisĂ© sâapproche et rassure la quĂ©mandeuse : il me semble lâavoir vu aller donner manger aux canards. Le mari souffle : oui, elle est allĂ©e faire le tour du cabanon, elle va sĂ»rement revenir sans tarder. Mais quelle idĂ©e sâexclame lâimportune. Ah pense le mari un peu plus excĂ©dĂ©, nâest-il pas possible de dĂ©poser le bilan tranquille. Lâenvie de lĂącher le morceau le tenaille : elle est simplement allĂ©e caguer voyons ! mais cette dame ignore probablement ce que câest que dâaller nourrir les cagoinces. Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chĂšre aimĂ©e rĂ©apparait semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant aprĂšs ĂȘtre allĂ© compter fleurette Ă dame nature. Elle les rejoint dâune dĂ©marche chaloupĂ©e indiquant que par bonheur le temps de faire parler le joufflu se trouve rĂ©volu. Revenant de sa mĂ©ditation express sur le trĂŽne, la reine de la soirĂ©e navigue avec Ă©lĂ©gance dâun convive Ă lâautre, lâesprit serein comme si elle venait dâenvoyer un fax Ă la Lyonnaise des eaux. Madame sâapproche enfin du petit groupe. Ah vous voilĂ ma chĂšre, sâexclame lâingĂ©nue toujours plus curieuse, votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quâelle idĂ©e de les nourrir Ă cette heure. Des canards ? Mais par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain minĂ©, jeter du lest. Mais non trĂšs chĂšre, je suis juste allĂ© refaire le crĂ©pi. Lâautre idiote : le crĂ©pi ! Que câest cocasse ! Vous me ferez toujours rire. Ainsi sâachĂšve lâĂ©pisode du cĂŽtĂ© obscur sur le point de reprendre du poil de la bĂȘte. Pas de quoi en chier une pendule avez-vous peut-ĂȘtre envie de vous esclaffer mais vous reconnaĂźtrez bien volontiers lâinconfort dâune telle situation. Peut-ĂȘtre que cette anecdote vous sauvera un jour dâune gĂȘne somme toute bien naturelle. â€Echanger des conseils, des infos, des anecdotes durant la pause, "le temps d'un cafĂ©", quel meilleur moment. Et si en plus c'est fait avec humour... đđ https://letempsduncafe.b1001d.fr/2025/11/19/19-novembre âą Illustration: image IA