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Aujourd'hui, on parle funéraire et cette semaine, Qwice a choisi le sujet des moulages funéraires. Je vous souhaite une bonne lecture et à vos votes pour le prochain sujet à aborder. Les...

RadisAtomique - Qwice 2026

Aujourd'hui, on parle funéraire et cette semaine, Qwice a choisi le sujet des moulages funéraires. Je vous souhaite une bonne lecture et à vos votes pour le prochain sujet à aborder. Les moulages mortuaires : Comme la photographie mortuaire, les moulages mortuaires (généralement des masques mortuaires) regroupent un ensemble de pratiques visant à conserver dans le temps une dernière image du défunt. Cette pratique, dont on trouve les premières traces dans l’Égypte antique avec, par exemple, les masques des pharaons, retrouve peu à peu de son attrait aux yeux du grand public, avec le nombre croissant de thanatopracteurs s’intéressant et se formant aux techniques de moulage. Avant d’en venir à l’époque contemporaine, remontons le temps avec un peu d’histoire : le moulage mortuaire étant une pratique ancestrale, on en retrouve des traces tout au long de l’histoire de l’humanité : - Dans l’Égypte antique, tel le masque de Toutankhamon, le but du moulage était de garder l’image du défunt pour son passage dans l’au-delà. - Dans la Rome antique, les aristocrates conservaient des portraits en cire de leurs ancêtres, qui étaient exposés lors de certains événements. Ceux-ci étaient appelés « Imago». - Au Moyen Âge et à la Renaissance, la pratique devient plus courante et permet de conserver les traits des personnages importants pour la postérité. - À l’époque moderne, le moulage funéraire reste réservé à une certaine élite aristocratique, tandis que la photographie mortuaire se popularise. De nos jours, le moulage funéraire est régi par plusieurs articles du Code général des collectivités territoriales. S’applique notamment la loi indiquant qu’il est interdit d’effectuer un moulage sur un cadavre moins de 24 heures après la déclaration de décès en mairie, sauf cas médical nécessitant ce moulage. La déclaration en mairie doit alors être accompagnée d’un certificat du médecin justifiant ce moulage. Mais alors, en quoi consiste-t-il ? Le procédé traditionnel repose sur l’application d’un matériau malléable (souvent du plâtre) directement sur le visage ou toute autre partie du corps du défunt (les mains étant également souvent sujettes à une conservation par moulage), peu de temps après la mort afin d’éviter toute déformation. Une fois durci, ce moule négatif est retiré puis utilisé pour produire un tirage positif. Bien que ce procédé soit toujours en usage, certains artistes utilisent aujourd’hui des techniques de modélisation 3D afin de conserver l’image la plus fidèle possible du défunt. Sources : - Article R. 2213-5 et 6 du CGCT - https://pop.culture.gouv.fr/ - https://www.afif.asso.fr/ Illustrations : - Masque mortuaire de Napoléon Ier - https://www.sciencesetavenir.fr/ - CRÉDIT BONHAMS - Marie Mirailles, artiste plasticienne, collabore avec les thanatopracteurs pour la création de ses moulages funéraires. Photo - Patrick Audouard pour Le Journal de Saône-et-Loire - ICEBERG 3D DE CHEZ PLAQUES-FUNERAIRES.COM

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