MamanFreg - Qwice

Tsé quand ton cerveau part en vrille….

MamanFreg - Qwice 2024

Tsé quand ton cerveau part en vrille…. <p>Je ne vais pas super bien. Je suis en pleine crise d’anxiété, chose qui ne s’était pas reproduit depuis mon retour au travail. Voilà ce qui se passe. J’ai essayé d’en parler avec mon conjoint qui fais aussi de l’anxiété rapidement, ça pas bien marché, c’est moi qui a fallu le calmer alors que, en dedans, c’est le Vésuve!</p><p>Comme certains d’entre vous sont déjà au courant, j’ai le syndrome de la fatigue chronique. Mon doc m’a diagnostiqué il y a une quinzaine d’années et je suis atteinte depuis vingt ans. Très fort probablement un cadeau qu’une méningite m’a laissé un jour de Noël 2001. L’enfer, je vous raconterais ça un autre tantôt.</p><p>Bref, mon doc suggère un retour au travail qui, pour le moment est à trois jours semaine. Mais barré à trois jours, il veut passer d’autres tests, encore. Je passe mon temps à voir des spécialistes de toutes sortes. Bon pour le moment c’est ok sauf que…. Il ne veut pas fournir de diagnostique à la compagnie d’assurances pour couvrir mon salaire que je perds en restant chez moi!</p><p>Mon employeur à donc demandé une expertise d’un psychiatre. J’y vais, tout va bien et je suis confiante en l’avenir. Sauf que celui-ci dit à mon employeur que ça serait surprenant que je puisse refaire mes 4 jours plus tard, puisque j’ai déjà eu des rechutes auparavant et que ça cause des congés maladie longue. Genre 1 an.</p><p>Avec ses infos dans les mains, mon employeur me donne trois choix. Premier: on baisse mon contrat à trois jours. Mais bon, je l’ai déjà baissé à quatre il y a quelques années et perdre une journée de salaire par semaine fait mal au portefeuille. Je ne peux pas me le permettre. En plus, il faut que mon centre soit d’accord et que ces trois jours soient suffisantes pour faire correctement mon travail, ce qui est loin d’être sûr.</p><p>Deuxième choix, je peux étirer l’élastique jusqu’en mars sans diagnostique. Après je subit un renvoie administratif. Mais qui voudra par la suite, avoir un employé à problèmes comme moi?</p><p>Troisième choix, m’arranger pour être invalide permanent. Mon doc, m’en avait aussi déjà parlé lors de mon dernier congé maladie. Mais ça reste le même diagnostique, je ne comprends pas. Il me dit qu’un syndrome n’est pas une maladie, mais la semaine passée, j’ai trouvé sur le net que le syndrome est enregistré au numéro 8E49 du CIM-11 (Classification internationale des maladies). Alors, il est où le problème? Avant, il le faisait, pourquoi il ne veut plus? Je suis perdue.</p><p>On me demande pourquoi je change de doc. Et bien, il me suis depuis quinze ans. Et c’est le seul qui n’est pas tombé dans le piège de la dépression. Quand tu es trop fatigué pour faire de quoi, malgré la volonté de faire, ce n’est pas de la dépression. La dépression enlève la volonté et tu n’as plus le goût de faire quelque chose.</p><p>J’ai aussi trouvé une clinique médicale au CHUM (Centre Universitaire de l’Université de Montréal). J’aimerais qu’il m’y réfère. Ils peuvent faire pleins de test et en plus, eux, ils n’ont pas peur du diagnostique. https://www.chumontreal.qc.ca/repertoire/centre-dexpertise-maladies-complexes/clinique-specialisee-encephalomyelite-myalgique </p><p>Mais j’aimerais qu’il remplisse le document au plus sacrant. Mon temps au travail est compté.</p><p>Alors je suis anxieuse. Et ça m’empêche de dormir et je deviens plus anxieuse, parce que l’anxiété aime la fatigue.</p><p>J’ai jamais eu envie d’être invalide. Je m’attendais que ça arrive un jour, mais pas tout de suite. J’ai seulement 46 ans! Mais j’avoue que toutes ces années à me battre (22 ans, presque la moitié de ma vie) commence à me peser. Toujours me battre pour travailler, me battre avec mon employeur, me battre avec mon doc, me battre avec mon corps qui ne veut pas suivre…. Ça me gruge, ça m’épuise…</p><p>Plus travailler veut dire aussi dire adieu à l’école. Parce que hé, si je peux étudier, je peux travailler. Même chose pour le bénévolat. Ça, c’est l’assurance salaire qui le veux.</p><p>Alors j’angoisse depuis vendredi passé. J’ai appeler hier pour un rv d’urgence, pas de place. On me demande pourquoi je veux un rv, chose que je déteste au plus haut point, mais j’ai pas le choix si je veux voir le doc… la secrétaire est touchée par mon inquiétude et prends mon numéro de téléphone. Le doc va rappeler.</p><p>Ce matin, je rappelle. On m’offre un rv fin octobre. Je refuse, j’ai besoin rapidement pour me rassurer et éviter qu’une peur irrationnelle me prenne le coeur à tout moment et me prenne toute ma précieuse énergie. Elle me répète qu’il va appeler. Il est 16:00, pas de nouvelles. J’aurais dû prendre le rv comme bouée de sauvetage. Demain, si j’en demande un, ce sera encore plus tard. Et mon employeur qui me dit fréquemment qu’il a besoin d’un diagnostique mais je ne peux pas le forcer! C’est un bon doc mais des fois…. Il faut pas le voir pendant un mauvais jour j’imagine…</p><p></p><p>Bref, je ne veux pas être invalide, mais là, je pense ne pas avoir le choix. Et une visite au CHUM est un espoir pour moi. Et le doc est pas dispo. Pas facile. Le coeur bat à tout rompre et j’ai teeelllllmeeeeent chaud! Et évidemment, ça me fatigue et je ne suis pas sortie lundi. Pas question de conduire quand tu pars dans la lune, que tu dors les yeux ouverts, que tu subis des hallucinations. Ben oui, c’est au point que je rêve réveillée, selon le psychiatre.</p><p></p><p>Envoyez moi des petits ♥️♥️♥️♥️♥️ pour m’encourager s.v.p.</p><p></p><p>Merci d’avoir lu mon roman.</p>

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