Bienvenus dans Les Folles anecdotes du taff ! Aujourd'hui, Qwice a choisit l'histoire d'un "excellent engrais". Bonne lecture et à vos votes pour la prochaine histoire ! Un excellent engrais : Un jour pluvieux, un homme d’une quarantaine d’années se présente au bureau : - Bonjour Monsieur, qu’est-ce que je peux faire pour vous ? - Bonjour. Je viens pour un renseignement. - Bien sûr, dites-moi ? - Y a pas longtemps, on a enterré mon beau-père : Monsieur Numis : Mat Numis. - Oui, je vois, c’est au bout de l’allée à droite, Monsieur est décédé il y a environ 6 mois, c’est ça ? - Oui, voilà. C’est que, on nous a dit qu’il fallait faire poser le monument, mais vu les prix, on ne va pas pouvoir. - Oui, je comprends. Mais sachez que ce n’est pas une obligation. - Oui, du coup, on voulait mettre de la terre noire pour planter un peu des légumes, des fleurs, des trucs comme ça. Persuadée d’avoir mal entendu, je lui demande de répéter : - Des légumes ? - Oui, et des fleurs, des trucs comme ça. - Ah non Monsieur, on ne peut pas planter un potager dans la terre du cimetière… - Bah pourquoi ? Je vais m’en occuper, hein : j’ai déjà un jardin à la maison. - Oui, vous allez vous en occuper cette année, l’an prochain, peut-être pendant 10 ans, mais dans 30 ou 40 ans, on sait qu’il n’y aura plus personne. - Ben je les enlèverai avant : au pire, ça crèvera tout seul. - Monsieur, d’une manière générale, on ne peut pas creuser dans le cimetière comme ça : vous pouvez aménager l’espace au-dessus du sol, mais pas au-dessous, surtout maintenant qu’il y a un défunt à l’intérieur. - Ben justement, non ? - Pardon ? - Ben justement, avec le défunt, ça va mieux pousser. - Au vu de l’épaisseur d’un cercueil, non, ça ne fait pas un bon engrais… - Ah, j’avais pas pensé… On peut faire quoi alors, parce qu’un monument, c’est pas possible pour nous : c’est trop cher. - Vous pouvez mettre des plantes, mais dans des bacs : vous ne pouvez pas planter directement dans la terre. - Ah d’accord, d’accord. On va voir alors. Merci, hein. - Mais de rien Monsieur, bonne journée. Et il sort, déçu de ne pas pouvoir transformer son beau-père en engrais pour patates, mais soulagé de ne pas être obligé de dépenser plusieurs milliers d’euros pour un monument.