3615 ma vie Cyberpunk 2077 Un projet qui a terriblement souffert, et d’une... - Qwice

3615 ma vie Cyberpunk 2077 Un projet qui a terriblement souffert, et d’une violence… Entre ses multiples reports, de son développement jusqu’à sa sortie catastrophique, ce jeu a bel et bien...

Komradh'plipli - Qwice 2026

3615 ma vie Cyberpunk 2077 Un projet qui a terriblement souffert, et d’une violence… Entre ses multiples reports, de son développement jusqu’à sa sortie catastrophique, ce jeu a bel et bien su marquer son époque, dans le pire comme dans le meilleur, jusqu’à sa résurrection en 2023. Car oui, Cyberpunk a eu un avant et un après. Il y avait le jeu de base, qui a été recollé, réparé et patché de partout. Puis est arrivée la sortie de Phantom Liberty en 2023, qui fera de ce jeu la légende qu’il aurait dû être. Enfin, le jeu a exploité son plein potentiel. Et malgré tous ses problèmes, il a su revenir, ce qui n’est pas tâche aisée vu l’état dans lequel il est sorti. J’ai mis énormément de temps à m’y mettre de mon côté. Disons que j’avais été échaudé vu son état à la sortie. Puis, vers la fin 2024, un pote me dit : « aujourd’hui, le jeu n’a plus rien à voir ». Je lui demande de me montrer, et en effet, le jeu est juste fou. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas pris une telle claque. Du gameplay à l’interface, beaucoup plus lisible, quasiment épurée de tous ses bugs qui gâchaient l’immersion, les plantages et autres trucs bien chiants, jusqu’aux personnages très bien écrits, touchants et abjects. Car Night City ne vous épargnera rien. Commençons par la création du personnage avec lequel on va bâtir notre légende. Du minimaliste au plus fantasque, sans compter les multiples améliorations, cosmétiques et fringues, il y en a pour tous les goûts. L’aventure démarre sur trois points différents : le gosse des rues, le corpo ou le nomade. Petit faible pour le nomade et sa mission pour l’iguane. Après, ces trois choix sont plus ou moins anecdotiques. Hormis des lignes de dialogue différentes, cela ne change en rien le fil de l’histoire. J’aurais aimé plus, mais le jeu offre tellement plus en réalité. Car durant certaines missions, le jeu vous confrontera à des choix cornéliens réellement difficiles. Quand bien même le choix le plus douteux semble parfois le plus vertueux ou le plus logique, le jeu vous mettra à rude épreuve. Bien que cela soit fictif, si l’on est suffisamment immergé, ces choix pourront littéralement impacter le récit. Quant à l’histoire principale, rondement menée, elle ne vous mènera qu’à une seule issue : vous n’êtes qu’une petite goutte dans un immense océan. Ce n’est qu’un récit parmi tant d’autres. Cette ville, qui n’appartient à aucun pays, se suffit à elle-même, déchirée entre de nombreuses corporations qui se regardent en chiens de faïence, sans parler de tous ses mystères et autres easter eggs. Tout est bien pensé. Ce jeu, s’il était sorti comme il était initialement prévu, tout aurait été très différent. Cela dit, en 2023 sort le seul DLC du jeu, ainsi qu’une refonte de beaucoup de choses. Le DLC ne se contente pas d’être une simple extension, mais presque un nouveau jeu, avec une nouvelle ouverture. Il fera de nous un agent de la FIA, proposant une nouvelle carte du moins une partie, son histoire, ses personnages emblématiques et surtout sa propre conclusion au récit. Un DLC qui, lui aussi, sur la base d’un choix à un moment clé, fera basculer l’histoire ainsi que la conclusion. De plus, le choix ne sera pas chose aisée : il demandera une contrepartie, comme le jeu sait si bien le faire. Du choix, il y en a, que ce soit dans les décisions ou dans la façon d’aborder les différentes quêtes et missions. Car, du secondaire, encore une fois, il est généreux. Car le jeu de base, qui était déjà bien riche, voit le DLC lui redonner des couleurs. Cyberpunk 2077 revient de loin, de très loin. Il a su, malgré toutes les difficultés, les scandales, le nombre incessant de patchs et jusqu’à sa refonte de 2023, revenir avec une classe et une résurrection rarement vues dans le milieu du jeu vidéo. Que ce soit le jeu en lui-même ou le récit de son développement chaotique, il a su montrer que rien n’est perdu et que se ressaisir est toujours possible. Voilà ce que ce jeu m’a vraiment appris. Pas juste une partie plaisante avec une aventure sympa comme plein d'autres savent le faire. Une œuvre qui aura su se relever contre vent et tempête. Et rien que pour ça, merci.

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