Aujourd'hui, j'ai fait deux rêves séparés par un réveil. Voici le meilleur des deux : J'étais encore à l'école secondaire, mais dans un établissement différent de celui que j'ai connu. Je me souviens d'un bâtiment vaste, dont l'architecture donnait l'impression d'une école de sorciers. Il y faisait bon vivre, et j'y étais très bien intégrée. Ce jour-là, je portais une robe de style classical lolita (mode japonaise inspirée du rococo et du baroque), et j'étais très satisfaite de ce look. J'étais accompagnée d'un ami beaucoup plus jeune, probablement en début secondaire (niveau collège, pour les français). Il était un peu comme un petit frère pour moi, et je ressentais beaucoup d'affection à son égard. Nous faisions le chemin du retour ensemble, et je me suis vue marcher dans la commune où j'ai grandi. Sur notre chemin : des stands colorés. On comprend aussitôt qu'il y a une sorte d'événement, et la faim se fait ressentir. On décide donc de s'arrêter pour se remplir la panse. Le choix est difficile : sucré ou salé ? Le premier stand devant lequel nous nous arrêtons propose d'innombrables pâtisseries aux formes mignonnes. La dame du stand part du principe que nous souhaitons acheter chez elle, mais je lui explique que nous préférons d'abord faire le tour avant de nous décider. On fait quelques pas, quand soudain, je tombe nez à nez avec un stand de Pullips de seconde main. Ces poupées qui me passionnent. Prise de joie, je m'exclame devant les employées : "oh, des Pullips !" Une conversation s'engage alors avec elles. Elles m'expliquent leur concept : s'inscrire sur une liste d'attente en notant les modèles de poupées souhaités, puis l'organisme se charge de les dénicher avant de nous recontacter. J'accepte évidemment. Comment laisser passer une telle opportunité ? Soudain, l'une d'elles se met à me parler en anglais. Elle me tend une feuille avec des mots cachés, sous forme de lignes de cases. Je comprends qu'il s'agit de phrases à reconstituer, en devinant les mots anglais grâce au nombre de cases. Je réussis le test, ce qui se lit dans son expression approbatrice. Je lui demande maladroitement : "it's good ?" en faisant un signe ok de la main, puis je me corrige : "is it good ?" Elle rit face à cette petite maladresse francophone. C'est à ce moment-là que je comprends qu'il y a eu un malentendu : elles ont cru que je souhaitais aussi devenir bénévole au stand, ce qui explique le test soudain. Prise au dépourvu, moi qui voulais simplement rentrer chez moi après cette journée de cours, je finis par accepter. Après tout, ça pourrait être fun !