Je résisterai, jusqu’au jour où celui-ci sera le bon jour pour mourir, contre les extrêmes. Oui je suis partial ; je prends parti contre ce qui a toujours incarné l’inhumain et le populisme. Les faits ci-dessous, impartiaux, donnent un éclairage supplémentaire pour nos réflexions dans les prochaines échéances électorales. Puisque ce parti, tout comme l’extrême gauche, n’aurait jamais pu, dû, entrer à l’assemblée nationale, puisque le Parlement (les deux chambres) doit continuer de représenter, intelligemment, avec clairvoyance et courage, désintéressé, l’arc républicain, je me fais le relai de cet article ci-dessous. Juste un petit acte citoyen. Hebdo Franc Tireur de cette semaine - mercredi 6 mai 2027. Par Paloma Auzéau. « Le Rassemblement national et ses alliés UDR dirigent désormais 74 communes. Et sur le terrain, loin des spotlights, plus question de normalisation. Les élus retrouvent tous les vieux réflexes du Front national quand il ne gérait que quelques villes. La seule différence? Leurs provocations ne font presque plus de bruit… Pourtant, il y a de quoi dire. À Carcassonne, le maire les enchaîne et n’est pas à une contradiction près. Le 29 mars, il fait retirer les drapeaux européens du fronton de la mairie, tout en assumant publiquement de continuer à solliciter des financements de l’Union européenne pour la commune comme pour son exploitation agricole. Il supprime également les subventions aux associations qui manifestent contre lui. Même logique ailleurs. À Menton, la maire réduit le temps de parole de l’opposition lors des conseils municipaux, dans un souci d’« efficacité ». À Vauvert, une exposition photo est déprogrammée en raison des positions politiques de son auteur, identifié à gauche, tandis que le festival de jazz est annulé au nom d’arbitrages budgétaires. Dans un autre registre, le maire de La Flèche taille drastiquement dans les subventions aux associations aidant les exilés. Enfin, à Harnes, le buste de Robespierre est enlevé de la salle du conseil municipal, dans une volonté assumée de rompre avec certains symboles historiques. Derrière ces décisions, une ligne se dessine : une reprise en main autoritaire avec des contre-pouvoirs neutralisés. Une ligne qui pourrait dépasser le seul échelon communal. En s’installant dans les intercommunalités, le Rassemblement national gagne des leviers de décision supplémentaires. D’autant plus que cette montée en puissance locale alimente un objectif très concret, celui de peser aux sénatoriales en septembre, en faisant entrer une dizaine d’élus au Sénat afin d’y constituer un groupe. En filigrane, le parti peut ainsi continuer d’alimenter son récit pour 2027 : une force politique implantée localement et surtout, selon eux, la seule capable d’accéder à l’Élysée tout en obtenant une majorité absolue à l’Assemblée nationale. »