Réponse courte : oui. Réponse longue : oui, il a sa place. Je me gausse, comme le dirait un mathématicien fan des courbes, devant cette blague. (En fait, la réponse longue est plus longue que la réponse courte, en termes de caractères et de mots...)Pour un thème « philosophie et actualité politique », c'est assez peu discutable : Raphaël Glucksmann y a sa place. Et pour cause, c'est un homme politique ! Et pour peu qu'il fasse l'actualité politique (ou mieux encore qu'il se mette à parler philosophie), je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas sa place.Toutefois, si on pense uniquement à la partie « philosophie » du thème, il n'y a pas sa place. Après un court tour sur Wikipédia, il est aussi philosophe que moi mathématicien (eh non ! Même si pendant deux ans, j'ai eu 10h de maths par semaine, je ne suis pas mathématicien pour un sou !).Pour moi, la question est plutôt un « non-sujet » (même si la question est sympa, je dis pas) au sens où il faudrait s'étonner non pas de sa place dans un tel thème que de l'intitulé dudit thème. En effet, ce n'est pas si évident que ça : pourquoi relier la philosophie à l'actualité politique ? pourquoi relier la philosophie aux enjeux sociétaux ? La philosophie se résume-t-elle à la politique ? Et la politique ne s'analyse-t-elle que par un prisme de philosophe ? Quel lien y a-t-il entre philosophie et actualité politique ? Et ce lien, est-il suffisamment fort pour justifier la cohabitation de ces termes ? Si ce n'est qu'une juxtaposition sans fondement (« et » ne serait qu'une conjonction), ne serait-il pas préférable de séparer les deux termes ? Bon, bah, vous avez 4 heures !Bien sûr, un tel thème se défend : la philosophie ne traite-t-elle pas de choses fort sérieuses, comme la politique avec tous ses enjeux ? Toutefois, ne serait-ce pas réducteur, à la fois pour la philosophie et pour la politique, les « enjeux sociétaux », que de les relier trop fortement ?J'aimerais, cependant, finir sur une dernière question : est-ce à moi, comme « philosophe » (notez l'usage des guillemets) de dire si Raphaël Glucksmann a sa place dans ce thème, voire si l'intitulé du thème est pertinent ? J'ai certainement des choses à dire : pour sûr, j'en ai posé des questions !Ceci dit, si la question avait porté sur Raphaël Enthoven, ma réponse aurait été plus simple : non, il n'y a pas sa place. Les justifications étant trop évidentes (et les marges de ce cahier trop courtes), je peux me dispenser de toute démonstration.Y a-t-il quelque chose à tirer de ces élucubrations ? Aucune idée.