Aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi les rites funéraire - Qwice

Aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi les rites funéraires juifs comme sujet. Je vous souhaite une bonne lecture et à vos votes pour le prochain thème à aborder.

RadisAtomique - Qwice 2026

Aujourd'hui, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisi les rites funéraires juifs comme sujet. Je vous souhaite une bonne lecture et à vos votes pour le prochain thème à aborder. Les rites juifs : Loin de moi l’idée de juger si certains rites sont meilleurs que d’autres, je vous emmène explorer les différentes étapes d’un enterrement juif. Cette description n’est évidemment pas entièrement exhaustive et peut comporter certaines lacunes. De plus, tous les rites ne sont pas nécessairement accomplis : tout dépend, évidemment, de la pratique et des traditions de chacun. Dans la religion juive, il faut attendre le tout dernier souffle du défunt avant de le toucher. Un membre de la famille (généralement le fils aîné) peut alors fermer les yeux du défunt, placer les mains ouvertes, étendre les bras et recouvrir tout le corps d’un drap. Dans le même intervalle, la tradition juive veut que les miroirs de la maison soient tous recouverts d’un drap. L’étape suivante consiste à contacter la Hevra Kaddisha (sainte assemblée), composée d’hommes et de femmes qui guident et accompagnent les défunts et leurs familles. La première mission de cette assemblée est la Tahara, la toilette rituelle. Selon la tradition juive, le corps doit être purifié pour être préparé à son passage dans l’au-delà. Ainsi, le corps est plongé dans un mikvé (bain purificateur) et délicatement lavé. Ce rituel s’effectue dans une pièce close, en silence ou dans la prière. Par pudeur, seules les femmes de la Hevra Kaddisha peuvent pratiquer la Tahara d’une femme ou d’une jeune fille. Le corps est ensuite recouvert d’un linceul blanc (le Takhrikhim) et déposé dans le cercueil pour être exposé à la famille. Selon la tradition, il est autorisé de verser un peu de terre d’Israël sur le corps et les proches peuvent se recueillir auprès du corps, mais ne peuvent ni le toucher ni l’embrasser. De plus, les membres de la Hevra Kaddisha se relaient pour réciter des psaumes auprès du défunt jusqu’à sa mise en terre. La cérémonie à proprement parler (Levaya) n’a pas lieu à la synagogue mais directement au cimetière, en présence d’un rabbin qui prononce un éloge funèbre pendant que le cercueil est mis en terre. L’un des proches du défunt prononce ensuite le Kaddish (prière glorifiant Dieu) et les plus proches parents du défunt (généralement sept personnes parmi les enfants, petits-enfants, frères, sœurs, etc.) pratiquent le rite de la déchirure (Qeria) en déchirant leur vêtement sur la partie supérieure gauche de la poitrine, près du cœur. Ils passent ensuite dans l’assistance qui doit leur prodiguer des paroles de réconfort. Au retour du cimetière, l’assistance doit se laver les mains mais sans les sécher, symbole du lien entre eux et le défunt. Puis, un repas composé d’aliments ronds (œufs, olives, pains, etc.) est partagé, symbole du cycle de la vie. Les obsèques dans la religion juive ne s’arrêtent pas au cimetière et à l’inhumation : plusieurs périodes de deuil sont ensuite observées, notamment pour la famille proche du défunt. La première semaine (Chive’a), les miroirs restent couverts et la famille ne peut pas travailler, se raser, se laver ou laver ses vêtements, étudier la Torah, sortir de la maison sauf pour aller à la synagogue, se vêtir de cuir ou encore avoir des relations conjugales. Durant le premier mois (Chelochim), les interdits s’assouplissent, notamment concernant la toilette, mais la famille a interdiction d’organiser un mariage ou de porter de nouveaux vêtements. Durant la première année, les enfants et les petits-enfants du défunt sont incités à prier matin et soir à la synagogue pour le bonheur de l’âme du défunt. Enfin, à la date anniversaire du décès, chaque année, les proches se rassemblent et organisent une cérémonie de prière en mémoire du défunt. À savoir que plusieurs interdits entourent ces rites funéraires : la crémation et le don du corps à la science sont prohibés. Le don d’organes peut en revanche être toléré s’il permet de sauver une vie humaine. Sources : - https://advitam.fr/ - https://swissjews.ch/ Illustrations : - Taharah: Pouring the Second Bucket, peinture de Karen Benioff Friedman - Cimetière juif de Bracka, Lodz, Pologne - Le vieux cimetière juif de Prague (République tchèque), photo de Pierre Heckler

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