Aujourd'hui, on parle funéraire et cette semaine, Qwice a choisit de parler des rites funéraires bouddhistes. Bonne lecture et à vos votes pour le prochain sujet à aborder. Les rites bouddhistes : Loin de moi l’idée de juger si certains rites sont meilleurs que d’autres, je vous emmène explorer les différentes étapes d’une inhumation bouddhiste. Cette description n’est évidemment pas entièrement exhaustive et peut comporter certaines lacunes. De plus, tous les rites ne sont pas nécessairement accomplis : tout dépend, évidemment, de la pratique et des traditions de chacun. Avant de commencer, il faut comprendre que, dans la tradition bouddhiste, les derniers instants du défunt et, donc, la posture de son entourage peuvent déterminer les conditions de sa renaissance. Pour ce faire, au moment du décès d’un proche, la famille doit le rassurer et l’accompagner au mieux. Des textes contenus dans Le Livre des Morts tibétain (Bardo Thödol) sont parfois lus pour aider la conscience du mourant à s’élever. Le calme, la sérénité et le recueillement sont donc de mise pour faciliter la nouvelle existence du défunt. À l’instant succédant la mort, le défunt est habillé de blanc et positionné dans la posture du Bouddha (ou position du lion allongé) : couché sur le côté droit, avec la main droite sous la joue et la main gauche sur la cuisse gauche. Le corps du défunt est ensuite préparé selon des traditions locales passant par un bain rituel, des soins de conservation ou l’utilisation d’offrandes. La cérémonie en elle-même commence par une veillée là où repose le défunt (à domicile ou en chambre funéraire), durant laquelle les plus proches parents du défunt se recueillent, récitent des prières et des mantras. Elle se poursuit au temple ou à la pagode, sous la direction d’un moine bouddhiste. Durant cette cérémonie, l’officiant et les proches chantent des mantras, récitent des sutras sacrés et font des offrandes au défunt : des fleurs, des fruits ou de l’encens symbolisant la purification, la sagesse et la continuité spirituelle. Enfin, la crémation est très largement privilégiée car elle correspond à une étape de purification et de libération de l’âme dans la pratique bouddhiste. Le deuil, dans la religion bouddhiste, n’est pas empreint de tristesse mais doit être envisagé comme une célébration de la vie du défunt. Le pratiquant est invité à célébrer le temps passé en compagnie du défunt plutôt que de s’appesantir sur son départ. Cependant, les proches peuvent, selon les traditions locales, continuer d’entretenir la mémoire du défunt en procédant à des offrandes, des prières et des cérémonies. Comme vous le voyez, il est difficile de définir une seule pratique des inhumations bouddhistes : il n’existe pas réellement une mais des pratiques bouddhistes, selon les régions et les localités. Les bouddhistes tibétains ont des rituels plus complexes en favorisant la lecture du Livre des Morts tibétain, alors que les traditions zen mettent l’accent sur la simplicité, le silence et la méditation. De même, en Thaïlande ou au Cambodge, les rites funéraires sont généralement publics et incluent de nombreuses offrandes, alors qu’en Chine ou au Japon la pratique semble plus sobre, davantage portée sur des offrandes symboliques et la récitation de sutras. Sources : https://cooperativefunerairedelille.fr/ https://www.comitam-obseques.com/ Illustrations : - Cloetclem.fr – Bali, assister à une crémation royale - Le cercueil du moine vietnamien Thich Nhat Hanh est transporté au site de crémation dans la province de Hue. AFP - Bouddha couché dans le temple Wat Lokayasutharam à Phra Nakhon Si Ayutthaya, ville historique en Thaïlande – image libre de droit