Bienvenus dans Les Folles anecdotes du taff Bonne lecture et à vos votes pour l'avant dernière histoire du thème "La vie en open space" Juste une petite : Aujourd’hui, on va parler de pannes informatiques. Sur un aussi gros plateau, avec une vingtaine de clients différents, il y a forcément et régulièrement des pannes techniques. Et, que ça vienne du client ou que ce soit un souci interne, une seule règle s’appliquait dans ces cas-là : on ne bouge pas, on ne parle pas. Et ce jour-là, mon équipe et moi-même étions en panne depuis la veille : interdiction d’utiliser les PC, pas de livre, pas de smartphone, pas de conversation agréable pour passer le temps… Ça faisait donc près de 9 heures que nous étions en KO technique, assis en silence devant nos écrans noirs, attendant impatiemment nos 10 minutes de pause pour aller aux toilettes ou fumer une cigarette. Mais un de mes collègues en a eu assez. Il s’est levé et est allé voir la manager : "- Je peux aller aux toilettes ? - C’est urgent ? - Plus ou moins, c’est surtout qu’on peut pas travailler… - Ouais, t’essaies encore de m’avoir pour aller fumer ta clope. - Franchement, oui : ça va faire deux jours qu’on est payés à rien faire, c’est pas sur les 5 minutes où je serai pas là que je vais rattraper la production… - Non mais tu connais les règles et puis, t’es payé, non ?" Il lui a jeté un regard mauvais et est parti se rasseoir. Quelques secondes plus tard, je sens une odeur inhabituelle sur le plateau et me tourne vers mon collègue : il venait d’allumer sa cigarette et ses voisins de bureau riaient en sous cape. Il n’a pas fallu longtemps pour que la manager se jette sur lui pour lui arracher la cigarette des lèvres et l’écraser vivement à même le balatum du plateau. " - Non mais ça va pas ?? Tu veux déclencher l’alarme ?? - Au moins ça nous permettrait de sortir, répond mon collègue, hilare. - Ça suffit ! Tu viens dans le bureau, tout de suite !" Ils sont donc partis dans l’aquarium qui servait de bureau à la N+3 : on a vu les cheffes s’agiter, on a vu le collègue beaucoup rigoler. Et, le lendemain, on n’a pas revu le collègue : lui, il a réussi à se faire licencier.