Un article de Nathalie qui ouvre débat au Cercle Sully. On parle de la santé mentale des proches aidants, mais c'est oublier la santé physique reconnu chez les aides familiales, mais pas chez les proches aidants. Or, les gestes ont les mêmes, Qu'en pensez-vous ? Si la Ligue Contre Le Cancer a publié le 6 Octobre 2025 une étude sur la santé mentale des proches aidants, aucune étude n’existe sur le lien entre le fait d’être proche aidant et l’apparition de douleur chronique aussi bien durant la période de l’aide qu’après. En effet, soulever son proche pour lui faire sa toilette ou le relever lors de chute et ce, sans période de congé et sans compter ses heures, ne relève pas de geste anodin ne risquent pas à la longue d’entraîner des troubles musculos squelettiques. Si celui du mal de dos est assez bien connu, il n’en va pas de même pour les problèmes de santé lié aux cervicalgies. En outre, durant la période où il aide, le proche aidant priorise la santé de son proche au détriment de la sienne. La douleur physique qu’il ressent à force de la répétition de ces gestes passe sous silence. Enfin, surtout après l’aide, un véritable retour de bâton se produit : la douleur qu’il avait soigneusement enfoui ressurgit sous forme de douleur chronique. Il s’en suit le passage inévitable par le service de la douleur. C’est aussi alors qu’apparaît le vide jury existant en la matière. En effet, en dépit du fait que le proche aidant a effectué le même travail et les mêmes gestes qu’une auxiliaire de vie sans jour de repos et sans compter ses heures, comme ces gestes n’ont pas été accomplis dans un cadre pris, il ne peut prétendre à une invalidité. Pourtant, le travail a bien été le même : la seule différence réside dans le fait que l’un a été accompli dans un cadre professionnel ouvrant des droits à protection en matière d’invalidité et l’autre dans un cadre familial n’ouvrant pas officiellement de tels droits. Dans ce cas, il n’y a pas de cadre vers lequel se tourner pour le proche aidant ou l’ex proche aidant. Alors que la loi d’adaptation de la société française au vieillissement de sa population a fêté ses 10 ans en 2025, il serait opportun que les députés et sénateurs apportent des solutions à ce vide juridique https://cercle-sully.org/proches-aidants-et-douleur-chronique/