Aujourd’hui, parlons d’un jeu fondamental de la Nintendo DS. Pas de New Super Mario B - Qwice

Aujourd’hui, parlons d’un jeu fondamental de la Nintendo DS. Pas de New Super Mario Bros. Pas de Tetris DS. Pas de Wickie und die starken Männer DS ou de Jump Ultimate Stars. Pas non plus de Mar

Ma Fête Foraine - Qwice 2026

Aujourd’hui, parlons d’un jeu fondamental de la Nintendo DS. Pas de New Super Mario Bros. Pas de Tetris DS. Pas de Wickie und die starken Männer DS ou de Jump Ultimate Stars. Pas non plus de Mario Kart DS, de Zelda Spirit Tracks ou de Time Hollow (et d’ailleurs celui-là j’en ai déjà parlé). Aujourd’hui, The World Ends With You. Titre de Square Enix, Twewy, aussi connu au Japon sous le titre It’s a Wonderful World, reste probablement à ce jour le jeu le plus audacieux du développeur. Un titre ne se reposant alors sur aucune licence (ni Final Fantasy, ni Kingdom Hearts), et se déroulant dans notre monde moderne, avec une esthétique street art jamais égalée nulle part ailleurs. The World Ends With You est toutefois devenu une licence encore exploitée jusqu’à nos jours, et outre un jeu smartphone obscur resté confiné au territoire Japonais, le jeu a été porté sur d’autres supports. Un beau jour, app!phone, un blog pro - qui n’existe plus - fit un article à charge contre la version iOS du jeu. Un test qui le descendait dans les règles de l’art. Vraisemblablement le testeur n’avait pas su capter la substantifique moelle du titre. Un autre lecteur et moi-même nous insurgeâmes contre ce test, que nous trouvions profondément injuste. On s’y plaignait notamment du prix du jeu (15 euros pour un jeu complet en HD), des dialogues lents et inzappables (alors que le jeu est particulièrement pensé autour de son scénario), du fait que le jeu n’était qu’en anglais, et de quelques autres bricoles. La rédaction, bonne joueuse, nous offrit littéralement le jeu à ce lecteur et moi, en échange d’une contre-critique. J’ai encore The World Ends With You Solo Remix sur mon iPhone 13 à ce jour, alors que je vous parle de l’époque de l’iPhone 4S. Fondamentalement, c’est intéressant parce que ça montre que sur l’art, il y a autant de points de vue que de critiques. La rédaction d’app!phone était unanime : c’était un mauvais jeu, trop cher par-dessus le marché. Alors pourquoi est-ce que ce jeu a mené à une adaptation animée (elle vraiment mauvaise pour le coup), à un remake Switch et à une suite multi-plateformes ? Revenons aux fondamentaux. Revenons à The World Ends With You sur Nintendo DS. Vous incarnez Neku Sakuraba, un personnage particulièrement asocial et replié sur lui-même, convaincu que le reste du monde est composé de gêneurs et qu’il serait très bien tout seul. Un beau jour il se réveille en plein milieu de l’énorme passage piéton de Shibuya, sans que personne ne fasse attention à lui. Il a sur lui un étrange pins noir et blanc, et se rend compte qu’il peut lire les pensées des gens autour de lui. Il reçoit un sms étrange et accessoirement impossible à effacer : « Va à 104. Échoue et tu seras effacé. Les reapers. » Puis des grenouilles sorties de nulle part l’attaquent. Il doit fuir, déclenchant accessoirement le générique d’ouverture du jeu. C’est du côté de la statue de Hachiko que Neku, assistant impuissant à la disparition de tas de gens, se retrouve contre sa volonté associé par un pacte à Shiki Misaki, jeune fille possédant le même badge noir et blanc que lui. Nous apprenons alors qu’ils sont pris au piège du jeu des Reapers, et qu’ils ont une semaine pour exécuter diverses missions sous peine de se faire purement et simplement effacer de la réalité. Quant à Neku, il n’a aucune idée de ce qu’il fait là, ni même de la façon dont Shibuya est agencée : en-dehors de son identité il est parfaitement amnésique ! The World Ends With You est un a-RPG, dans lequel les ennemis sont appelés Noises. La VF de la suite, Neo Twewy, a opté pour « Échos ». Oui, la suite a une VF alors que le premier opus n’a jamais été traduit. Il va sans dire que si je joue un jour à Neo, ce sera en anglais, pour la simple et bonne raison que changer de langue entre deux jeux d’une même série ne me semble pas une bonne idée. Je ne jouerai pas à Twewy Switch parce que, incroyable, je n’ai pas de Switch. Le seul point vexant est que pour comprendre le scénario de Neo il faut apparemment avoir obligatoirement joué au jour bonus exclusif de la version Switch. Il y a des pichenettes aux développeurs qui se perdent. Avant d’embrayer sur le jeu DS, je reviens un peu sur le titre iOS, même si vous n’y jouerez probablement jamais - en effet il n’est plus sur l’appstore, donc il faudrait soit que vous le possédiez déjà, soit que vous le piratiez d’une façon ou d’une autre - ceci dit avec Delta, émulateur facilement accessible même sur un appareil non jailbreaké, vous n’avez qu’à émuler la version DS, au pire. Le principal défaut du titre iOS était quoiqu’il en soit son modèle budgétaire, pour deux raisons : 1 - Le jeu iPhone et le jeu iPad étaient vendus SÉPARÉMENT, aboutissant à un total de 31 euros si vous vouliez le jeu sur les deux types d’appareil (enfin là c’est une lubie de riche j’imagine) 2 - Le personnage de Coco, qui servait de guide au joueur dans le titre exclusif au Japon mentionné plus tôt, sert ici de boutique in-game te faisant faire des achats avec ton argent réel. Des achats extrêmement facultatifs, puisqu’on parle par exemple de bandes supplémentaires pour le test son. Mais outre l’aspect financier, un second problème se pose : le jeu n’est plus du tout sur l’appstore, et s’il est vrai qu’on peut encore accéder à la boutique de Coco, les objets qui s’y trouvaient auparavant n’y sont plus tous. Il devient donc de fait impossible de finir le jeu à 100%, puisqu’entre autres choses Twewy comptabilise le pourcentage d’objets que vous possédez. Car The World Ends With You est un jeu de collection, bien plus qu’un Pokémon. Le jeu tient un décompte scrupuleux des objets que vous avez acquis, ainsi que des pins que vous avez maîtrisés - acquérir simplement l’un des 304 pins (305 sur iOS si la boutique de Coco était encore ouverte, 323 sur Switch) ne suffisant pas. Mais d’ailleurs à quoi servent-ils, ces pins ? Eh bien à combattre, à être vendus et échangés dans des boutiques, et au mini-jeu du Tin Pin Slammer, mini-jeu que vous connaissez tous puisque Nintendo l’a PLAGIÉ dans le mode Streetpass de Super Smash Bros 3DS, et je ne retirerai jamais ce terme, puisque c’est EXACTEMENT LA MÊME CHOSE, quoique le Tin Pin Slammer soit plus technique et ait un gameplay plus complexe que la version pour bébés de Nintendo. Le système de combat est galère à décrire. Sur l’écran du bas, Neku utilise les pins qu’il porte pour porter des attaques au stylet. Sur l’écran du haut votre partenaire balance des attaques en fonction de la touche sur laquelle vous appuyez, mais comme les développeurs savaient bien que ça allait vite devenir impossible à jouer, il est possible de laisser l’écran du haut en pilote automatique. En-dehors des boss qui ont des comportements spéciaux, les ennemis apparaissent simultanément sur les deux écrans et un ennemi du haut partage sa vie avec son incarnation du bas, donc quand votre partenaire achève un adversaire en haut, en bas aussi, face à Neku, ledit adversaire meurt également. En fonction des réussites obtenues sur l’écran du haut, un badge spécial peut apparaître, permettant d’activer une attaque en co-op qui fait des dégâts sur toute l’aire de combat. Dans les versions à un écran vous incarnez uniquement Neku, et votre partenaire ne se montre que via ce badge. Le jeu en devient donc plus classique. Ce n’est pas fondamentalement gênant (quoique ça fait débat), mais le fait est que c’est un changement de gameplay très impactant. Maintenant parlons de l’expérience. Les personnages ont en tout et pour tout quatre statistiques : • Les points de vie, partagés, sont la seule statistique qui monte quand vous changez de niveau • L’attaque et la défense, qui monteront en consommant de la street food, des gélules de pharmacie et de l’herboristerie, ainsi qu’avec les pièces d’équipement de nos héros (comme une casquette du plus bel effet, un sweat de cité ou un bracelet-montre en or hors de prix) • La bravoure, qui ne peut monter qu’en mangeant, et qui détermine quels habits nos fashion-victims auront le courage de porter. Tout cela peut sembler complètement bizarre, mais c’est bien le système du jeu, qui tourne autour de 13 marques, pensées autour du zodiaque chinois, auquel s’ajoute le chat, seul animal à ne pas avoir de boutique dédiée, ce qui est évidemment hautement symbolique. Pins et équipements peuvent donc être de l’une de ces 13 marques, ou ne pas avoir de marque tout court. Et donc les pins aussi gagnent de l’expérience - des pin points. Les PP s’acquièrent de trois façons : • en combattant • en éteignant la console et en attendant que le temps réel passe (le temps réel influe également sur l’appétit des personnages, ce qui est fondamentalement pénible puisqu’on ne peut du coup pas leur donner plus de trois double hamburgers par jour ; ceci dit les glaces sont illimitées) • en utilisant le mode Mingle. C’est littéralement la même chose que Streetpass sur 3DS : vous lancez le mode, vous mettez en veille, et chaque fois que vous croisez quelqu’un qui a lancé ce mode, ou n’importe quel mode multijoueurs de n’importe quel jeu DS, vous obtenez des points. Vous pouvez aussi en avoir occasionnellement sans raison, mais c’est évidemment tellement rare que vous ne le ferez probablement qu’une seule fois pour tester. Utiliser les trois types de gain est important car en fonction de la majorité de points obtenus, certains pins se transforment en d’autres, autrement impossibles à obtenir. Et vous voyez là un défaut du jeu. Le mingle est un mode pénible, qui requiert d’avoir au minimum une deuxième console pour

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