Aujourd'hui, avec un peu d'avance, on parle funéraire. Cette semaine, Qwice a choisit les rites chrétiens. Loin de moi l’idée de juger si certains rites sont meilleurs que d’autres, je vous emmène explorer les différentes étapes d’un enterrement chrétien. Cette description n’est évidement pas entièrement exhaustive et peut comporter certaines lacunes. De plus, tous les rites ne sont pas nécessairement accomplis, tout dépend, évidement, de la croyance de chacun. Si vous avez des choses à rajouter n'hésitez pas. Autrement, je vous souhaite une bonne lecture et à vos votes pour le sujet de la semaine prochaine. Les rites chrétiens : Pour les chrétiens, tout commence avant le décès par ce que l’on appelait autrefois l’extrême-onction, mais que l’on nomme aujourd’hui plus couramment le « dernier sacrement » (ou sacrement des malades). Un prêtre se rend au chevet du mourant pour lui permettre de confesser ses derniers péchés (ses fautes aux yeux de l’Église) et pour réciter des prières afin que Dieu l’accueille auprès de lui. Après son décès, la personne peut bénéficier de soins de conservation et le corps peut être présenté à la famille. L’étape suivante se déroule à l’église, lors d’une cérémonie qui se décompose généralement de la manière suivante : • Les rites d’entrée : le cercueil est déposé à l’avant de l’église et les participants, avant de s’asseoir, peuvent effectuer un rite de la croix (se signer en passant devant le cercueil), un rite de la lumière (déposer ou allumer une bougie près du cercueil) ou un geste des fleurs (déposer une fleur sur ou autour du cercueil). C’est également le moment où l’on évoque la vie du défunt, ses accomplissements, sa famille, etc. • La liturgie de la Parole : il s’agit de la lecture de trois textes bibliques, choisis par la famille du défunt ou par l’officiant (le prêtre, le diacre, etc.), qui rappellent la parole de Dieu concernant la mort ou qui font écho à la vie du défunt. • Le temps de la prière : ce moment rassemble les prières des participants. Les chrétiens récitent généralement le « Notre Père » ou le « Je vous salue Marie » pour confier le défunt à Dieu et le remercier pour sa vie. Selon le choix de la famille et de l’officiant, une messe peut également être célébrée, comprenant notamment l’eucharistie. • Le dernier adieu : le prêtre s’avance, bénit et encense le défunt, en signe d’espérance en la résurrection. Les participants peuvent ensuite se recueillir et présenter leurs condoléances à la famille proche. Le cercueil est ensuite porté en terre (inhumation) ou conduit à la crémation, selon les souhaits du défunt et de sa famille. L’Église catholique accepte la crémation, mais s’oppose généralement à la dispersion des cendres. Suite à l’inhumation, deux rites importants peuvent être mis en place : • La neuvaine : entre le premier et le neuvième jour suivant les obsèques, une prière est récitée chaque jour pour le défunt. • Le trentain : le trentième jour après les funérailles, une messe est célébrée en mémoire du défunt. Sources : https://metz.catholique.fr/ https://www.autrerive.fr Illustrations : • « Comme l'écrit le protocole, le camerlingue a recouvert, le 5 janvier 2023, le visage du pape émérite Benoît XVI d'un voile en soie blanche. » – VATICAN MEDIA / AFP • Les funérailles de Pie XII en 1958, article de Juliette Paquier pour La Croix • L'église de la Madeleine lors de l'hommage populaire à Johnny Hallyday, le 9 décembre 2017 Crédit : Thibault Camus / POOL / AFP