“Le couteau vaut peu contre l’esprit.” professait Michel de L'Hospital Il semblerait malheureusement que, désormais, ce soit la poudre qui parle, et les armes blanches par la même occasion. Cela n’a rien d’étonnant quand l’on sait que par manque de vocabulaire, absence d’esprit de réflexion, de culture... la violence remplace l’échange. L’atmosphère est désormais à couper au couteau, c’est le cas de le dire malheureusement au sens propre comme... ...figuré. Les pédopsychiatres ne font que rappeler l’évidence : sortir de chez soi armé d’un couteau montre de ce fait une volonté de dominer par la terreur. La construction mentale de ces personnes est très préoccupante. Cette initiative de la mairie de Paris revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Chercher à expliquer, à faire comprendre ce qui relève d’un évidence montre que ce projet est voué à l’échec. Pour lutter contre ce fléau, cette vague montante d’agressions, la ville de Paris mise sur la prévention et la discussion : «L’idée est de dire que porter une arme blanche est dangereux et que c’est interdit d’avoir un couteau dans son cartable». 🤔 Certes, c’est bien beau mais leur est-il venu à l’idée de passer à l’étape suivante, celle du contrôle et de la sanction ? Ces mesures à base de "câlinothérapies" comme certains les désignent, vont être coûteuses et, franchement, tract et médiation... Est-ce à la hauteur, face aux 74 agressions à l’arme blanche perpétrées dans les collèges durant la précédente année scolaire ? Il est de notoriété publique que A.Hidalgo est à couteaux tirés avec l’opposition municipale mais de là à ne pas écouter les incitations à plus de fermeté... je n’ose qualifier ce genre de posture. La responsabilité devient collective et est de plus en plus lourde. Nos politiciens sont bien trop policés pour mettre le couteau sous la gorge au sens propre mais qu’en est-il du sens figuré, lorsque l’on se retrouve avec des habitants qui n’osent plus sortir, ou envoyer leurs enfants à l’école par peur de faire de mauvaises rencontres ? Pour conclure, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais nous sommes loin du compte ! La police municipale n’a pas le droit d’être armée et doit intervenir face à une certaine population qui n’hésite plus à l’être lourdement et ouvertement... C’est vraiment le monde à l’envers.